levesque

Le professeur de Lettres classiques Christian Levesque, enseignant à Dieuze, au lycée Charles Hermite, depuis plus de trente ans, est très remonté contre la direction de son établissement qui ne veut plus reconduire l'enseignement de cette matière l'année prochaine pour les élèves de Seconde. 

Trop peu d'élèves inscrits selon le proviseur Monsieur Derboulles qui tire un trait sur cet enseignement dans son Lycée. Une catastrophe pour le professeur de Lettres d'autant plus choqué qu'il n'a pas vu venir le coup !

En effet, lors de la journée portes ouvertes du Lycée en avril dernier, il faisait même la promotion du Latin, avec l'aval du chef d'établissement, auprès des élèves et de leurs parents, vantant cette matière suivie par plus de 75 000 lycéens dans l'hexagone.

Mais impossible pour les élèves d'inscrire le Latin lors des voeux pour la rentrée de septembre. Ils ont alors prévenu l'enseignant mardi dernier. Cette suppression inquiète d'autant plus Christian Levesque qu'il y avait des candidats à l'option Latin en Seconde l'an prochain. Venus du collège dieuzois et des collèges voisins, les candidats n'étudieront donc pas la langue de Virgile, Horace ou Cicéron.

Pour Christian Levesque, cette suppression du Latin au Lycée lance un mauvais signal aux collégiens dieuzois qui auront débuté l'apprentissage de cette langue au collège et qui savent qu'ils n'auront plus la possibilité de suivre cet enseignement au Lycée. 

Dépité, Christian Levesque espère que les parents des élèves concernés pourront faire revenir sur sa décision le proviseur. Il a également écrit au maire de Dieuze pour l'informer de cette inquiétante disparition dans le Saulnois.

 

difilippofilm

A découvrir pour celles et ceux qui se sont passionnés pour les élections législatives, un reportage vidéo du Républicain Lorrain sur les premiers pas des nouveaux députés mosellans.

Vous pourrez voir Fabien Di Filippo, député du Saulnois, dans les couloirs du Palais Bourbon évoquer son travail, ses missions et donner ses premières impressions sur son nouveau métier. 

 

federationmaire

Il y a quelques jours, le nouveau Député de notre circonscription écrivait au Premier Ministre en demandant à Edouard Philippe un moratoire sur les fermetures des services publics en milieur rural. 

Le courrier de Fabien Di Filippo n'est pas passé inaperçu et c'est notre conseiller départemental du Saulnois, Fernand Lormant, qui rebondit sur le texte du parlementaire pour défendre la trésorerie d'Albestroff dont la fermeture est programmée pour janvier prochain : 

"Monsieur le Député, 

Ayant été particulièrement attentif à votre intervention auprès de Monsieur le Premier Ministre, et partageant votre engagement quant au maintien de l'intégrité structurelle et économique des territoires ruraux, notamment en ce qui concerne la déliquescence des services de proximité, je m'autorise à attirer votre attention sur la fermeture de la Trésorerie d'Albestroff dont l'activité regroupe les budgets de 26 communes, plusieurs syndicats, 2 établissements médicaux sociaux et qui reçoit plus de 1500 personnes par an pour ce qui concerne l'aide et le conseil à l'imposition.

Ces décisions unilatérales de fermer les Centres des Finances Publiques engendrent un préjudice considérable pour les collectivités et pour ses habitants, le maintien d'un maillage territorial le plus fin possible doit non seulement être impérativement préservé, mais de surcroît être renforcé en moyens humains et matériels. Les Centres des Finances Publiques constituent un enjeu important pour le soutien aux économies locales et la cohésion sociale, nous ne pouvons que marquer notre opposition à la fermeture de la Trésorerie d'Albestroff. Il est indispensable de maintenir ces services autant pour les communes que pour les usagers et que soit respecté le principe de l'égalité d'accès aux services publics pour les citoyens sur l'ensemble du territoire national. L'Etat transfère de plus en plus de charges aux collectivités tout en réduisant de façon substantielle les aides et les prestations de services à la population qui se concentre sur les grands centres urbains. Cette situation  pénalise massivement les territoires ruraux situés aux frontières de périurbanisation et de l'influence des grands pôles d'emploi. Ils subissent de plein fouet l'impact de ces mesures dans un contexte de fragilisation économique, structurel et démographique. 

Monsieur le Député, je compte sur votre soutien indéfectible dans ce combat pour la survie du milieu rural et ne pas amplifier "la réelle rupture d'équité entre milieu rural et milieu urbain" que vous évoquez dans votre courrier.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de la haute considération. 

Fernand Lormant"

 

 

La fermeture prolongée du musée départemental du sel décidée par le Président du Conseil Départemental et les services culturels révolte de nombreux habitants du Saulnois et d'ailleurs.

Certains ont décidé de lancer une pétition sur Internet afin de mobiliser un maximum de monde pour soutenir cet outil culturel remarquable. En une journée, elle a réuni 250 signatures.

Le texte de la pétition : 

Marsal, cité du sel, est riche d’un patrimoine naturel, archéologique, historique et culturel unique au monde.
Installé dans la majestueuse Porte de France, remaniée par Vauban, son Musée du Sel, inauguré en 1973 par le Premier ministre Pierre Messmer, rassemble les pièces majeures d’un héritage constitué tout au long de plus de 6 000 ans d’Histoire.
Né de la volonté de passionnés visionnaires enracinés dans leur territoire, ce musée et certains des bâtiments qui l’accueillent sont aujourd’hui en danger.
Une disparition constituerait sans nul doute une perte irréparable, et surtout inacceptable, tout autant pour la culture et l’économie locales, que pour le patrimoine national et européen.
C’est la raison pour laquelle nous demandons aux pouvoirs publics d’engager les moyens nécessaires pour assurer la survie et le redéveloppement du Musée du Sel de Marsal.

Pour signer la pétition, cliquez sur la vignette ci-dessous :

petition

 

methaniseur

Alors que l'enquête publique à propos de l'implantation d'une unité de méthanisation sur le ban communal d'Haraucourt sur Seille s'est achevée il y a quelques jours, les communes concernées par le plan d'épandage du digestat (résidus de méthanisation considéré désormais comme un engrais et plus comme un déchet) devaient se prononcer par une délibération de leur conseil municipal sur le bien fondé de cet épandage. 

Pour parfaire l'information des élus du Saulnois et les aider à délibérer, le conseiller départemental, Fernand Lormant, très favorable au projet, avait organisé une réunion d'information sur le sujet il y a une dizaine de jours.

Les premières informations concernant ces votes des conseils municipaux nous parviennent : 

Les deux communes les plus concernées par le méthaniseur (Haraucourt et Marsal) ont fait des choix opposés : Haraucourt a voté pour alors que Marsal a dit non !

Les autres communes ont dit : 

OUI : Moyenvic, Dieuze, Bourdonnay, Xanrey, Coincourt, Juvrecourt, Valhey, Vic sur Seille, Mulcey, Donnelay

NON : Juvelize, Lezey, Saint-Médard...

On attend le résultat des délibérations des autres communes...