licence24octobre

Une dizaine d'étudiants de l'Université de Lorraine, inscrits en Licence professionnelle Agronomie, passe le début de la semaine dans le Saulnois, dans les locaux du Lycée agricole de Château-Salins.

De jeunes titulaires d'un BTS qui poursuivent leurs études supérieures en travaillant autour de la thématique du développement de projets de territoire, accompagnés par les professeurs du Lycée agricole, partenaire de l'Université depuis onze ans, Jean-Georges et Christiane Eyermann.

Cette Licence (Bac + 3) dont l'intitulé exact est "Management de l'exploitation agricole et Développement Durable des Territoires Ruraux" doit conduire ces étudiants à balayer toute la problématique de l'élaboration d'un projet de territoire.

Quels sont ses leviers, ses freins, quelle est la logique des acteurs de ce territoire ? Leur formation s'inscrit dans un parcours professionnel plus ou moins défini. Certains souhaitent reprendre la ferme familiale, d’autres se lanceront dans le maraîchage, d'autres dans la protection de la nature, la valorisation des déchets, d'autres encore aimeraient devenir agent de développement au sein de collectivités territoriales. Université de Lorraine logo

Le Saulnois est ici un laboratoire d'étude. Ils rencontrent pour leur analyse de nombreux porteurs de projets dans le Saulnois. Ainsi pendant cette semaine, les étudiants auront écouté le Président de la Communauté de communes du Saulnois Roland Geis et le Directeur des services Frédéric Yund, la chargée de mission "Développement local" de la CCS Cécile Chaput, le Conseiller Départemental du Saulnois, Fernand Lormant, Laurent Paté, un des agriculteurs porteurs du projet Méthanisation Seille, Michel Rémillon, agriculteur et Président des Amis du musée du sel de Marsal, le Docteur Bourlon, adjoint au maire de Château-Salins et chargé des affaires sociales, Jean-Luc Perrin agriculteur, qui vend en circuit court sa charcuterie, le maire d'Amelécourt Gérard Chaize pour son projet d'éoliennes, Jean-Marc Gaulard du Parc Naturel Régional de Lorraine, les responsables du lycée agricole et le rédacteur du site internet d'actualité Grain de sel du Saulnois, Bruno Rondeau.


Après cette semaine riche en informations et en échanges avec les différents interlocuteurs, les étudiants vont devoir faire une synthèse où devront apparaître un diagnostic, les enjeux et les scénarii d'évolution pour le Saulnois. Ce document servira d'évaluation pour ces futurs professionnels.

msp17

Après plus d'un an de travaux, la Maison de Santé Pluridisciplinaire de Dieuze va bientôt ouvrir ses portes.

Le bâtiment, situé près de la promenade du Canal derrière l'Hôpital Saint-Jacques et dont on avait suivi l'évolution de la construction sur Grain de sel, sera en effet inauguré le jeudi 16 novembre. 

Voir les précédents articles sur Grain de sel : 

 La MSP monte à Dieuze

Une maison de santé pluridisciplinaire à Dieuze

 

 

 

 

 

 

packeau

Il défraie la chronique depuis septembre dernier, des dizaines de visiteurs attendent chaque jour ses dessins et les rumeurs courent toute la ville pour connaître son identité ! Le Canard Dieuzois est invisible mais il ne laisse personne indifférent. 

Mais hier sur sa page, ce n'est pas un de ses dessins qui était à la une mais une photo ! Une photo étonnante d'un pack d'eau de source de.....Dieuze ! Un scoop lorsqu'on connaît la longue histoire de l'usine d'eau qui devrait s'implanter sur la zone d'activité route de Vergaville ! 

Malheureusement, notre volatile ne donne pas plus d'information que cette seule image. Si un de nos lecteurs peut nous éclairer ? 

En attendant, vous pouvez toujours découvrir ou redécouvrir les dessins publiés dans le Canard Dieuzois en cliquant sur le livret ci-dessous : 

canarddieuzoislivre

 

 

La Fédération Départementale des Foyers ruraux de la Moselle vit des heures plus que difficiles ! Asphyxiée par la politique de Patrick Weiten, Président du Conseil Départemental qui réduit drastiquement les subventions à cette structure qui anime au quotidien les territoires ruraux (périscolaires, centre aéré, mercredis récréatifs, cinémas, festivals culturels, sorties...), la "Fédé" bouge encore un peu et tente de mobiliser ses membres et le grand public.

La lettre ouverte publiée sur ces pages il y a quelques jours était un premier coup de semonce ! La deuxième action est cette pétition qui vient d'être mise en ligne sur le site Change.org et dont voici un court extrait : 

LA FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DES FOYERS RURAUX DE MOSELLE vit actuellement des temps difficiles. Ses élus, ses bénévoles, ses adhérents, ses salariés luttent pour préserver ce formidable outil d'animation du monde rural et d'éducation populaire.

Les pouvoirs publics, Conseil Départemental de Moselle en tête, ont décidé que l'action des FOYERS RURAUX DE MOSELLE n'était pas nécessaire et ont choisi d'accélérer la mise à mort de la fédération en réduisant drastiquement nos subventions de fonctionnement....

Lire la suite du texte et signer la pétition en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

petitionfoyers 

 

 

weitenfr

 

Il y a quelques jours, nous avions assisté à l'AG extraordinaire des Foyers ruraux de Moselle. Une réunion au cours de laquelle l'assemblée s'alarmait des diminutions des subventions allouées par le Département de la Moselle qui mettaient sérieusement en péril le fonctionnement du mouvement populaire rural  né dans le Saulnois il y a soixante-dix ans.

Plusieurs actions ont été envisagées. La première est cette lettre ouverte signée de la main du Président de la Fédération des Foyers ruraux de Moselle, Christophe Velja :


"Madame, Monsieur,

Nos territoires ruraux sont en crise. La fracture entre « urbains » et « ruraux » est de plus en plus importante. L’état ferme bon nombre de services publics avec une centralisation plus accrue dans les grandes villes. Les réformes territoriales de la loi « NOTRE » rajoutent encore de l’incertitude mais surtout des inégalités territoriales.  Le nombre de nos représentants « ruraux » a fortement diminué. Les choix politiques nationaux, régionaux et départementaux, conduisent à une baisse de l’attractivité de nos territoires. Les petites communes sont étranglées par le manque de moyens et de nombreux acteurs locaux comme les maires, les Foyers Ruraux, le tissu associatif, les clubs sportifs se sentent parfois désemparés... Un vrai risque pour nos villages.

De nombreuses actions de services publiques sont mises en place en partenariat avec de nombreuses communes rurales ; accueils périscolaires, cantines scolaires, accueils de loisirs, animations de loisirs de proximité... De vrais services pour la population rurale.

Maintenant, c’est un pan entier de la politique de l'animation en milieu rural, de la jeunesse, de la culture, du lien intergénérationnel qui est abandonné. La situation de la Fédération départementale et plus largement du mouvement rural, pour une centaine d'associations, est préoccupante depuis plusieurs années.

Le Département qui était notre soutien privilégié, a depuis plus de cinq ans fait le choix de restreindre son partenariat et donc son aide financière. Ce fléchissement est même en accélération. En cinq ans, cette aide a baissé de 92 700 € pour atteindre en 2016 96 000 € et seulement 50.000, 00€ pour cette année.

En 2016, pour faire face à ces baisses, la Fédération a dû licencier ou non-reconduire une partie de son personnel et toutes les mesures d’économie de charge de structure ont été réalisées. Cela ne suffit pas.

Les rencontres avec les élus sont difficiles et rares malgré les sollicitations fréquentes. Les discours sont toujours les mêmes. Les choix politiques et les actes sont clairs : en dehors de ses prérogatives obligatoires, le Département de la Moselle fait le choix de promouvoir les élites qu'il appelle « les pépites ». Il faut les montrer, c’est le fer de lance pour son programme « d’attractivité ». C'est oublier que la population mosellane est présente dans toute sa diversité et qu'elle a aussi des attentes.
Les « pépites » sont présentes chaque jour et dans l'ombre pour l'intérêt général, ce sont les milliers bénévoles qui se mobilisent au quotidien pour que les villages soient « attractifs... ».

Aujourd’hui, la Fédération Départementale va devoir continuer sa mutation pour pouvoir préserver au mieux le coeur de notre mouvement qu'est le réseau de ses associations adhérentes.Cet accompagnement des associations locales, le département a fait une croix dessus. Les autres Fédérations d’éducation populaire du Département sont également impactées de manière dramatique. La Fédération Culture et Liberté vient de mettre la clé sous la porte et la Fédération des MJC n'a conservé qu’une personne pour assurer l’ensemble des missions d’animation du réseau, de gestion et de coordination.

Pourtant, plus que jamais, le monde rural a besoin d’une politique de développement, s’appuyant sur l’ensemble de ses forces vives, notamment le secteur associatif. Sans les associations rurales et sans la capacité de leurs têtes de réseau à générer la réflexion, à former leurs bénévoles, à mettre en synergie des initiatives dispersées, le monde rural risque de devenir un désert social, économique et culturel.

De plus ces décisions sont vécues comme une réelle injustice pour les milliers de bénévoles qui s’investissent pour faire vivre les territoires ruraux et risquent de voir anéantir tout le travail réalisé depuis de nombreuses années.

Il faut prendre des dispositions au plus vite afin, d’une part, d’éviter la disparition de ces structures associatives, d’autre part, de leurs attribuer les moyens nécessaires pour poursuivre leurs missions unanimement reconnues.

De nombreux soutiens se font entendre et la grogne monte.

Pour le milieu rural, je compte sur votre soutien et votre mobilisation.

Recevez, Madame, Monsieur mes salutations les plus distinguées."

Christophe VELJA
Président de la FDFR57