bernard calcatera

Le Maire de Marsal, Bernard Calcatéra, qui a découvert l'arrêté préfectoral autorisant le lancement de la réalisation du méthaniseur sur Grain de sel la semaine dernière monte de nouveau au créneau  quelques jours après son intervention à propos de la fermeture du musée du sel. 

Cette fois ci, il s'adresse directement à celui qui vient de donner son feu vert pour cette unité de méthanisation, le Préfet de la Moselle, Didier Martin dans un courrier que vous pouvez retrouver ci-dessous : 

"Monsieur le Préfet

Ce matin dans la presse locale, j’apprends que vous avez donné le feu vert pour le projet de méthanisation qui devrait s’implanter sur la commune d'Haraucourt-sur-Seille, à l’entrée du village de MARSAL, ville fortifiée par Vauban. Cette implantation industrielle, sur une surface d’environ trois hectares, se situe à moins de 500 mètres des habitations d'Haraucourt-sur-Seille et de Marsal.  

Une enquête publique a bien eu lieu (du 4 au 12 juin 2017) ;  aucun résultat n’a été publié, pas plus que je n’ai reçu moi-même, Maire de Marsal, de réponses aux questions écrites remises à l’enquêteur.

Diverses modifications importantes ont été apportées au projet initial, là aussi sans aucune information, alors que j’avais reçu une copie du projet initial.

A ce jour je n’ai aucune idée du projet définitif auquel vous avez donné votre autorisation. Le projet de cette installation industrielle, placée à l’entrée de deux villages, est en réalité prévu au plus mauvais lieu d’implantation qui pouvait être choisi. J’ai longuement fait part de mon avis et opposition sur le choix de cet emplacement, de nombreux villageois des deux villages s’étant aussi exprimés dans ce sens également.            

Mais les instigateurs du projet, que je connais bien, puisque certains sont agriculteurs de ma commune n’ont tenu aucunement attention à nos remarques. Des choix d’emplacements bien plus judicieux que celui là, auraient pu être retenus, avec beaucoup moins de contraintes de construction et d’exploitation, et à ce jour l’installation serait depuis longtemps fonctionnelle.

Les Architectes des Bâtiments de France et la DRAC, se sont positionnés sur l’implantation paysagère de ce projet, avec les conseils du  PNRL.

Mais peut-on penser raisonnablement pouvoir camoufler quatre tours de 25 mètres de diamètre et 15 mètres de hauteur, plus tout le reste de l’installation technique (torchère, bâtiments, bac de rétention des effluents de 50 x 100 mètres, etc.) avec quelques mirabelliers et pommiers ?           

Le site se trouve comme je vous l’ai indiqué sur un promontoire, à l’entrée du village de Marsal sur le CD38A.

Notre Conseil Municipal s’est positionné contre le lieu d’implantation (Délibération du 9 juin 2017 – 6 voix contre et 2 pour, 2 conseillers participant au projet s’étant abstenus).

Mes prédécesseurs maires, Monsieur Henri REMILLON (6 mandats) et Michel GOURIEUX (2 mandats), et moi-même depuis 16 années (3ème mandat) soit au total 58 années de travail assidu pour faire de Marsal le fleuron du tourisme du Saulnois. La commune de Marsal a toujours mené une politique touristique et d’aménagement du village, constante et suivie, avec des moyens budgétaires très importants.

Entre autres, la création du Musée du Sel, la rénovation des Casernes et de la Collégiale Saint Léger, l’assainissement, la création d’une aire de pique-nique avec sanitaires, etc.… pour ne citer que les principaux. 

Les efforts constants de notre commune, forte de ses quelques 270 habitants, vont être réduits à néant avec cette installation industrielle de méthanisation à notre porte, adossée au fort d' Haraucourt, d’autant plus que le Département a fermé le Musée du Sel (musée départemental) et suite à cela, notre café-restaurant a déposé son bilan le 31 décembre 2017…

Après ces quelques 58 années d’efforts continus, comment pouvons-nous réagir ? Personne ne nous a entendus.

Les vingt trois plus grosses fermes des environs de notre commune ont eu raison des quelques 400 habitants de Haraucourt-sur-Seille et de Marsal. Ils vont approvisionner le site et venir déverser constamment fumier frais, déjections en tous genres, mais de plus en plus, aussi des plantes alimentaires (maïs, blé, etc.) pour produire du gaz !  

Quel sera le bilan énergétique réel de cette opération ? Alors que dans des pays voisins, comme l’Allemagne, la tendance est d’arrêter ce genre d’installation, nous, nous sommes en phase de découverte…

Un site industriel de cette importance, génère toutes sortes de « désagréments » : défiguration du paysage, odeurs, trafic, etc. ; il n’y a rien qui justifie cet emplacement si proche de l’habitat.

Aussi, Monsieur le Préfet, je vous demande de reconsidérer votre avis, de sorte qu’il soit en concordance avec les  mêmes conditions d’implantation que le projet de REDING : l’éloigner des habitations  et de l’entrée de notre village, et qu’il soit demandé un plan « B », c'est-à-dire le choix d’un autre endroit pour l’implantation de ce site industriel.

Nous ne pouvons pas accepter d’être moins considérés et entendus que d’autres. Je reste à votre entière disposition pour complément d’information et explications. 

J’ose espérer que ma demande ne restera pas lettre morte, et je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Bernard CALCATERA      

Maire de Marsal"

 

 

Le Préfet qui n'appréciait guère les panneaux posés par les opposants de la ZAC de la Sablonnière à Dieuze aura en écrivant aux riverains  réussi à mettre un sacré coup de projecteur sur leur combat. Qualifié en effet un texte revendicatif en encart publicitaire illégal frisait tellement le ridicule que toute la presse régionale s'en est fait l'écho. 

Même France 3 Lorraine s'est déplacé jusqu'à Dieuze pour vérifier la stupidité de l'affaire. 

C'est notre confrère de Juvelize.com qui a mis en ligne le document diffusé au 19/20 du samedi 10 mars et que vous pourrez retrouver en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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"Le musée départemental est actuellement fermé pour travaux, réouverture en 2018" ! C'est la belle banderole qu'avaient posée les services du Département de la Moselle devant un des fleurons culturels de notre région, musée de France, site Moselle Passion. 

Depuis, personne n'a vu la moindre entreprise effectuer de travaux sur le site pour permettre la réouverture, comme promis, cette année du musée du sel que le Conseil Départemental maintient fermé depuis octobre 2016. 

Ce flou entretenu sur une éventuelle réouverture cette année et l'absence d'information cohérente et fiable de la part des services culturels ont le don d'exceder le maire de Marsal Bernard Calcatéra qui vient de le faire savoir dans la presse régionale dans un article où il tire à boulets rouges sur Patrick Weiten, Président du Conseil Départemental et Fernand Lormant son second et maire de Dieuze. 

Retrouvez l'article en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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En lisant le courrier de la Préfecture, les riverains mécontents de la ZAC qu'édifie actuellement la Communauté de communes du Saulnois à l'entrée de Dieuze, ont failli s'étouffer ! 

En effet le Préfet, par lettre recommandée, leur demande de retirer le panneau qu'ils avaient posé pour protester publiquement contre l'érection d'un mur de terre de 4m de haut au bout de leur jardin. 

Sur ce panneau, les habitants exprimaient ainsi leur colère contre cette ZAC, ce mur et les élus qui l'on votée : 

"40 ans de travail pour se payer une maison, la décision d'un élu pour qu'elle ne vale plus rien"

Le préfet, par l'intermédiaire de son adjoint au service Aménagement, Biodiversité et Eau, Pierre Sibi, invoque une bâche publicitaire posée sans demande préalable auprès de ses services, comme la loi l'exige.

Si la bâche n'était pas retirée, une amende de 208 € par jour serait alors exigée de la part de l'Etat à l'encontre de ces Dieuzois vindicatifs ! 

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Lire aussi l'article du Républicain Lorrain, en page Région, ce samedi 10 mars

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La grogne évoquée autour de l'école de Chambrey il y a quelques jours sur Grain de sel est montée d'un cran ce mardi. En effet, les parents d'élèves ont décidé de hausser le ton après l'annonce de la fermeture programmée de la classe de maternelle du village pour la rentrée 2018/2019. 

Avec l'appui du maire Thierry Klein, les parents d'élèves ont empêché les enseignantes de faire classe, bloquant l'entrée de l'école et même leur véhicule.  

Sur un autre terrain, on a vu hier, à l'Assemblée Nationale à Paris, le député Fabien Di Filippo remettre le courrier de protestation des parents d'élèves au Ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer.blanquerdifilippo

Et si cela ne suffisait pas, les écoliers de l''élémentaire ont envoyé une lettre au...Président Emmanuel Macron ! 

Demain jeudi, un comité paritaire à Metz devrait sceller définitivement l'avenir de la classe menacée. On verra si les actions des uns et des autres ont fait plier l'administration de l'Education Nationale.

La lettre des écoliers au Président de la République :

« Monsieur le Président de la République,
Ce sont avec de simples mots d’enfants que nous vous adressons aujourd’hui un appel à l’aide.
Nous sommes 26 enfants âgés de 3 à 11 ans qui habitent le modeste village de Chambrey en Moselle.
Nous vivons heureux, épanouis et plein de joie dans notre école.
Malheureusement, nous sommes tristes d’apprendre la fermeture de notre classe de maternelle.
Pourquoi nous séparer de nos petits frères et sœurs et les obliger à partir ailleurs ? Nous avons tout dans notre village alors nous ne comprenons pas.
Aussi, Monsieur le Président, nous vous adressons ce message : Aidez-nous, s’il vous plaît, à garder notre maternelle. Il n’y a que vous pour la sauver.
Merci, Monsieur le Président de La République, pour tout ce que vous pourrez faire pour nous.

Les Enfants de Chambrey. ».

 Voir aussi l'article dans le Républicain Lorrain