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La seconde édition du festival photos organisé du 19 au 22 septembre prochain à Vic sur Seille par l'association des Objectifs du Saulnois a son affiche ! A vous de la découvrir en cliquant sur la vignette ci-contre.

Doisneau est à l'honneur bien sûr puisqu'une exposition de ses oeuvres sera présentée salle des Carmes pendant le festival. On reconnaît aussi un cliché de l'invité d'honneur de la manifestation Fabien Dal Vecchio. 

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Neuf kilomètres de marche étaient au programme de la randonnée proposée ce dimanche 7 juillet par Chemins Faisant dans la forêt de Mulcey et ses alentours. Une trentaine de personnes a participé à cette balade champêtre qui aura duré un peu plus de deux heures.

Une rando enrichie par une petite halte historique au pied d'une croix dressée au bord du chemin pour évoquer l'incroyable histoire de ce curé du Saulnois qui fut traqué, emprisonné, déporté, frappé par....les représentants de la jeune nation française aux temps de la Révolution. 

Curé réfractaire, parce que refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé, Pierre Benoît Chauffeurt, né à Gelucourt en 1762 va parcourir le Saulnois pendant près de dix ans dans la clandestinité  pour officier malgré les menaces qui pesaient sur lui. Battu par les gendarmes à Mulcey, il reviendra boiteux à la mairie. La croix fut érigée pour honorer sa mémoire.

L'histoire du boiteux prêtre, retracée grâce aux documents exhumés par M.Coffe ancien instituteur et maire de Mulcey et transmis par M.Lormant, professeur et ancien maire de Mulcey : 

 Pierre Benoit Chauffeurt naquit à Gelucourt le 11 juillet 1762 de François Chauffeurt et Marguerite Cuny. Après son ordination sacerdotale le 19 septembre 1789, il administra pendant quelques semaines la paroisse d'Haraucourt sur Seille. Celle-ci ayant un nouveau pasteur, Nicolas Jacob, le jeune prêtre rentra dans sa famille en attendant sa nomination, le 19 mars 1790, de vicaire de Saint-Julien les Gorze.

Quelques mois plus tard devait être votée la fameuse Constitution civle du clergé. La foi du jeune curé ne tardera donc pas à être mise à l'épreuve. Comme tous les prêtres du royaume il sera invité à jurer fidélité à cette Constitution. 

Le 27 juin 1791, en effet, le maire de Saint-Julien les Gorze lui notifie l'ordre de se présenter à la mairie et d'obéir à l'injonction de la Nation. L'Abbé Chauffeurt ne jure pas. 

Après ce refus il ne lui restait plus qu'à s'expatrier car l'arrestation, la prison, l'exil ou la mort même attend tout refractaire. L'arrivée d'un prêtre intrus (celui qui a prêté serment) l'oblige à quitter Saint-Julien. Mais il ne quittera pas le diocèse. On se saisit de lui alors, on l'interne à la maison de réclusion de la Doctrine Chrétienne à Metz et le 11 mai 1794, il est condamné à la déportation par le trop célèbre Mallarmé, représentant du peuple. Et le 12 mai, il est transféré à Rochefort avec 33 autres écclésiastiques de la Moselle.

L'Abbé Chauffeurt doué d'une constitution robuste résiste aux souffrances de la déportation et le 7 février 1795, il reprend le chemin de son pays natal, en compagnie de 18 autres déportés de son département.  

Revenu à la maison patrenelle après sa longue détention, il se fait missionnaire apostolique et en déploie le zèle. Toutes les tracasseries, tous les dangers le menacent. Peu lui importe, il n'en a nul souci. Vergaville, Bourdonnay, Lindre, Guéblange, Mulcey, Château-Voué, Sotzeling, Bréhain le verront exercer son sacerdoce, malgré toutes les poursuites dont il est l'objet.

Il sera saisi une première fois à Vergaville, une seconde fois à Bourdonnay où une émeute éclate en sa faveur contre les agents de la police, une troisième fois à Mulcey et à chaque arrestation il sera traduit devant le tribunal. 

On s'attardera ici sur l'évènement de Mulcey, sujet de notre propos. Le 20 septembre 1795, il venait de baptiser un enfant et prenait une légère collation avant son départ lorsque l'agent de Mulcey vint le saisir et le conduire à la mairie. L'Abbé Chauffeurt demande s'il y a des lieux de commodité où il se rend sans exciter la défiance de ses limiers. Il en sort, se sauve à travers champs et va atteindre la forêt lorsque l'agent parvient à le saisir. Il est roué de coups et ramené, boiteux, à la mairie.

Il sera assigner en résidence à Gélucourt avec interdiction d'exercer son ministère. Mais à peine remis en liberté il reprend son bâton de missionnaire. On veut lui faire prêter serment de fidélité aux lois de la République, il s'en exempte par mille subterfuges.

Le 28 novembre 1797, le Directoire exécutif porte contre l'Abbé Chauffeurt un décret de déportation et ordonne de se saisir de lui.

Mais cette fois il sera plus facile de le condamner que de s'en emparer. Il rayonne clandestinement dans les cantons de Dieuze, Château-Salins, Delme, Vic partout où il sait qu'un fidèle l'attend. La police en est au courant, elle réquisitionne ses agents, ses gendarmes, ses limiers : peines perdues. aujourd'hui on envahit à l'improviste la maison qui recèle le perturbateur de la société, on en garde toutes les issues, on pénètre dans la chambre à coucher, le lit en est chaud mais l'oiseau n'y est plus !

Un autre jour, les commissaires arrivent sans bruit, ils l'aperçoivent de la rue, il est à table. Cette fois il ne peut s'échapper. On se précipite dans la salle où il vient d'être vu. Il n'y a plus personne. Un pétrin qui avait servi à faire le pain quelques instants auparavant, lui fournit un refuge. Il en retourne l'embouchure du côté de la muraille, s'y blottit. l'agent de police cherche ne voit rien. Peut-être que cet agent accomplit une mission qui lui est pénible et qu'il est heureux de ne rien découvrir, lorsqu'il a très bien vu. Quoiqu'il en soit, l'Abbé reste introuvable !

Le 31 décembre 1798, on organise une battue en règle. Tout un règlement est mis sur pied. On prend des chemins détournés pour ne pas éveiller l'attention, on visite toutes les maisons suspectes : rien encore. Aus environs de Gelucourt, il y a plusieurs écarts : Kraftel, Videlange, Ormange, la Tuilerie, le Moulin, il est assurément dans l'un ou l'autre. Où donc est-il ? Profitant des bois il est ou à Oron ou à Lucy, ou à Lidrezing, ou à Château-Voué. 

Et lorsque ceux qui le cherchent rentreront tout désappointés dans leurs logis, l'Abbé Chauffeurt rentrera à Gelucourt heureux d'avoir travaillé pour Dieu et prêt à recommencer le lendemain.

Ce n'est qu'après la publication du Concordat que l'Abbé Chauffeurt sortit de la clandestinité. Le 6 juin 1802, il se présenta devant le Préfet de la Meurthe et fit la promesse exigée par la loi. 

Le 21 mars 1803, Mgr Osmond évêque de Nancy le nomma desservant d'Assenoncourt puis le transféra le 1er décembre 1807 à Guermange. C'est là qu'il mourut subitement le  29 juin 1815 au cours de l'invasion russe en ouvrant la porte à quelques francs tireurs qui parcouraient la région. 

 

 

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Au moment de partir en retraite, il y a treize ans, Charles Saffroy cherchait une occupation. Cet agriculteur de Chambrey, producteur de lait, avait un joli coup de crayon et était bien tenté par la peinture mais il falllait prendre des cours et retourner à l'école ne lui plaisait guère. 

Alors un jour, sur une foire, lorsqu'il vit sur un stand des oeuvres de fer représentant des animaux, des monuments, l'envie lui prit d'en faire autant. 

Dans son atelier, avec ses talents de dessinateurs il a reproduit sur les plaques de fer ac

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hetées chez Lorca (coopérative agricole) des scènes agricoles, des dessins d'animaux qu'il découpait ensuite avec une petite scie sauteuse. 

Le résultat était plus que satisfaisant si bien que les productions se sont multipliées, les oeuvres réalisées ont pris des dimensions plus importantes représentant des monuments, des personnages, des tableaux de maîtres....

charlessaffroy3Modeste, Charles Saffroy ne souhaite pas montrer son travail au grand public. Ses oeuvres sont exposées chez lui, sur les murs de la ferme, dans les anciennes granges réaménagées en véritable galerie. On peut ainsi voir en ferronnerie la Discussion politique d'Emile Fraint, la cathédrale de Notre Dame, le centre Pompidou, les grilles Jean lamour de la Place Stanislas, des animaux, des bergers, des motos, des engins agricoles....  

Les oeuvres exposées ne sont pas à vendre mais il réalise parfois pour une association caritative des pièces qui sont ensuite vendues à son profit comme il l'a fait récemment pour DRC (Développement Rural Cambodge). 

Pour découvrir le travail de Charles Saffroy, entrez dans la grange de la ferme familiale, 32 rue Principale à Chambrey, 

 

 

 

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Malgré la grogne des professeurs qui n'ont pas livré les notes dans certaines matières, malgré la mascarade dans certains jurys de délibération des notes, malgré les inquiétudes liées à l'équité des résultats,  les élèves qui passaient le baccalauréat 2019 sont enfin fixés. Ceux qui ont obtenu le précieux sésame peuvent enfin faire la fête et envisager la suite de leurs études ou leur entrée sur le marché du travail.

Dans le Saulnois, les résultats sont les suivants : 

Voie générale

Economique et sociale : 

Alessi Océane, Antoine Clémence, Beauvais Léa, Broquard Théa, Dorr Charlène, Fancello Costa, Gendrillon Yann, Geoffroy Juliette, Hegenhauser Benjamin, Junker Mickaël, Karabacak Nazike, Knoepfly Marjorie, Kultur Sevim, Kuntz Noémie, Louis Marine, Martinez Charlotte, Marty Jade, Marty Laly, Mendes Ribeiro Benoît, Mercy Amélie, Ozturk Gamze, Potey Sharon, Regnard Axelle, Sollazzo Sébastien, Théobald Nicolas, Tondeur Tiffany, Winterstein Thibaut

Littéraire : 

Bey Assia, Boucher Alice, Cétin Asuman, Gaillot Salomé, Ilbay Elsa, Kremer Clémence, Morance Morgane, Segeard Maraine, Tissier Angel

Scientifique : 

Barbelin Angèle, Basak Hazal, Beaudoin Alexanne, Bier Charlotte, Bonne Elisa, Boyon Yannis, Brakta Chaïma, Briot Anthony, Brullard Baptiste, Canteneur Aurélie, Cilli Chloé, Claude Apoline, Cornélius Johann, De Pietro Nicolas, Decosterd Amélie, Delles Simon, Dinquer Andréa, Djeddid Najib, D'oliveira Tiphaine, Drui Robin, Dubois Jade, Duresse Cédric, Fiorini Enzo, Gozdalski Juliette, Hanif Jasmine, Hennab Jugurta, Huslstein Maxime, Jobard Stella, Kelp Julian, Khereidine Yannis, Koenig Guillaume, Kultur Filiz, Laurent Arnaud, Leyendecker Justine, Ludmann Solène, Mathieux Axelle, Mangeard Quentin, Melard Paulin, Mercier Lesly, Michelet Lucie, Moitrier Arthur, Morin Camille, Mory Ophélie, Paroche Margaux, Peltre Thomas, Pessrey Lola, Peterlin Jacques, Raspes Maëlle, Rohrbacher Marie , Savini Violette, Schuller Pierre, Simanski Théo, Stemart Lise, Thuez Clémence, Tonnellier Jeanne, Vincent Arnaud, Virich John, Wahl Fanny

 

Voie technologique : 

Sciences et technologies de la santé et du social :

Falantin Chloée, Feltin Amélie, Lannevere Laura, Leclere Johanna, Leprince Chloé, Louis Valentine, Mathieu Coralie, Meisse Clara, Michalysin Emma, Morard Léa, Niedzelski Kristen, Savard Vincent, Thomas Alissa

Sciences et Technologiesu management et de la gestion :

Bachelet Matéo, Battisti Lucas, Bonard Berou, Camito Marine, Cannizzaro Hugo, Charpentier Thibaut, Dorr Thibaut, Fichot Christopher, Guillotin Lucas, Morard Nathan, Nonnenmacher Jean, Peyreron Jarod, Richard Marine, Schmitz Vincent

 

Baccalauréat professionnel  :  

Accompagnement Soins et Services à la personne : 

Antoine Mélina, Balbiani Laura, Bois Brenda, Cavallero Lilou, Chaize Laura, Debou Sarah, Deprez Madison, Dran Leslie, Dumycz Eden, Freimuth Marie, Gomez-Dupont Mélanie, Jung Emilie, Kempfer Maureen, Lamy Florena, Le Moal Laurine, Luchs Brice, Malnoury Laurie, Michalysin Dana, Pauly Océane, Perrin Lisa, Sinteff Coralie, Stenger Nadège

Commerce :

Barbas Anthony, Biewer Victor, Coffe Gaëlle, Coppol Gautier, Delahaye Anthony, Dobano Fernandez Oriane, Feuerabend Soline, Fodczuk Ludovic, Frau Eléna, Frau Anthony, Gauther Loöcia, Guillermin Laurie, L'hote Rémi, Meloni Loïc, Petig Théo, Schmitt Valentine, Schwerdtner Orlane, Vuillaume Lorine

Commercialisation et Services en restauration : 

Duchene Dylan, Mangin Samuel

Cuisine : 

Appel Alizée, Hagelberger Jules, Pierron Julie

Esthétique, cosmétique, parfumerie : 

Dempt Charlène, Dudot Océane, Engel Emilie, Feutren Sandrine, Lafforgue Anaïs, Matz Camille, Ordener Aline, Rebaudengo Elise, Sanvert Lucie, Walquan Elisa

Gestion Administration : 

Barrouta Makia, Chaplotain Céline, Déom Lou, Didierlaurent Emilie, Dincher Alexandre, Ditsch Kévin, Lamart Ophélie, Mangin Ghislain, Maugvin Alexandre, Thiery Denis, Wilhelm Camille

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C'est à une randonnée peu banale à laquelle ont participé quarante écoliers de CE1, CE2, CM1, CM2 du Regroupement Pédagogique des Bords de Seille (Moyenvic, Marsal, Mulcey, Haraucourt, Blanche-Eglise et Saint-Médard) ce mardi 2 juillet, à quelques jours de leur départ en vacances. 

Sur le Sentier des Hauts de Saint-Jean, qui serpente sur la colline du même nom, les enfants ont pu découvrir, tout en marchant, les richesses naturelles et historiques de la haute vallée de la Seille. Un véritable livre d'histoire et de géographie à ciel ouvert que les enfants ont dévoré avec gourmandise.

Mais cette balade d'un peu plus de 8 km avait une autre particularité. Elle était accompagnée par un...photographe professionnel !randoecolier3

En effet, les élèves, qui avaient remporté il y a quelques semaines le concours photos de la Communauté de communes du Saulnois, avaient le droit à une demi-journée de formation à la photographie. Une éducation à la technique photo mais également à l'observation, la concentration, l'imagination prodiguée par Daniel Manzi célèbre dans la région pour ses prises de vue artistiques.

Equipés d'appareils photos, les élèves ont parlé cadrage, grand angle et zoom en cherchant les détails en découvrant les paysages ensoleillés et sublimes de notre territoire.

Avant de partir en vacances, les écoliers partageront leurs clichés sur le site Internet de leur école que chaque lecteur de Grain de sel pourra voir en cliquant ici