Le 84ème numéro du mensuel l'Estrade vient de sortir !

L'actu culturelle, politique, économique du Grand Est gratuit, au format papier dans les musées, les bureaux d'information de l'Office de Tourisme, dans les cinémas, les commerces du Saulnois et en ligne sur Grain de sel en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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Evènement culturel annoncé du côté du musée Georges de La Tour de Vic sur Seille et bonne nouvelle pour le Saulnois ! 

C'est notre confrère Juvelize.com qui relaie un entrefilet du RL où l'on annonce un partenariat entre le Centre Pompidou Metz et le musée Georges de La Tour ! 

Joints par téléphone cet après-midi, les responsables de la communication du centre culturel annoncent que dans le cadre de leur future exposition "Peindre la nuit" qui aura lieu du 13 octobre au 15 avril ils avaient eu l'idée d'associer le peintre vicois  Georges de La Tour, maître du clair obscur aux grands artistes contemporains qui ont représenté la nuit. 

Pour l'instant, la forme que prendra ce partenariat n'est pas arrêtée mais réjouissons-nous qu'un établissement national et de renommée mondiale braque ses projecteurs sur notre musée vicois. Une aubaine qui servira, on l'espère, de déclic à la direction des services culturels du Conseil Départemental qui prendra enfin conscience de l'importance de son site Moselle Passion du Saulnois. 

Cela permettra également, on ose y croire, de laisser ouvert le musée pendant la période hivernale, puisque l'exposition "Peindre la nuit" est organisée à ce moment-là.  

 

Peindre la nuit 

Du 13 octobre 2018 au 15 avril 2019
Galerie 2 , Galerie 3 et du Centre Pompidou Metz

Source d’inspiration majeure de l’histoire de l’art, la nuit continue de fasciner les artistes au XXe siècle, et aujourd’hui encore demeure un terrain d’expériences fécond. Si la proposition peut paraître d’emblée comme une contradiction, « peindre la nuit » se révèle au contraire riche de sens.

D’abord parce que la nuit n’a jamais été noire : « Souvent il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour » écrit Vincent Van Gogh en 1888, et l’est encore moins depuis les bouleversements apportés par l’éclairage public et l’électricité. Ensuite parce qu’elle permet, tant sur le plan physique que symbolique, ce « détachement du monde » si cher à la modernité. Le moment du crépuscule pourrait d’ailleurs être la parfaite métaphore de la volatile frontière entre figuration et abstraction.

À travers une approche essentiellement perceptuelle plutôt qu’iconographique, l’exposition se présente comme une expérience nocturne, une déambulation qui transforme le visiteur à son tour en noctambule.

Le titre contient volontairement une ambiguïté : soit peindre la nuit signifie représenter la nuit, soit peindre de nuit. Peindre l’obscurité ou peindre dans l’obscurité, c’est déjà faire un choix, celui d’affiner sa vision extérieure ou bien celui de l’abandonner.

Le parcours est constitué comme un cheminement qui suit l’évolution de nos sensations et de notre perception de la nuit : après le crépuscule indécis, une intensité impénétrable dans laquelle on se perd, puis avec l’accoutumance de l’oeil, les formes s’affinent et les couleurs apparaissent, des phénomènes surgissent, jusqu’à ouvrir de nouveaux mondes intérieurs. On avance ainsi dans l’exposition comme on avance dans la nuit : comment la peinture a développé des moyens propres pour témoigner d’une perception altérée du monde ? Comment capter et retranscrire la richesse et l’amplitude du sentiment nocturne ? Que dit-il de notre place dans l’univers et dans le temps présent ?

Fidèle à l’esprit des expositions du Centre Pompidou-Metz, l’exposition ne se limite pas exclusivement à la peinture, bien que centrale, mais offre des résonnances et parallèles avec la musique et la littérature notamment, ainsi qu’avec la vidéo et la photographie. Elle rassemblera des figures historiques (Winslow Homer, Francis Bacon, Anna-Eva Bergman, Louise Bourgeois, Brassaï, Helen Frankenthaler, Paul Klee, Lee Krasner, Henri Michaux, Joan Mitchell, Amédée Ozenfant…) mais aussi des artistes contemporains (Etel Adnan, Charbel-joseph H. Boutros, Peter Doig, Jennifer Douzenel, Rodney Graham, Martin Kippenberger, Paul Kneale, Olaf Nicolai, Gerhard Richter…) ainsi que de spectaculaires installations (Harold Ancart, Spencer Finch, Daisuke Yokota, Navid Nuur…).

 

PARTICIPATION CITOYENNE

On connaissait le dispositif privé et payant "Voisins vigilants" mis en place sur Dieuze il y a quelques mois. Voici un concept sensiblement identique lancé par....la gendarmerie nationale.

La marauchaussée propose en effet aux maires des communes du Saulnois son propre dispositif : Protection participation citoyenne.

Le principe consiste à sensibiliser les habitants en les associant à la protection de leur propre environnement. On imagine qu'après les nombreux cambriolages entegistrés dans le Saulnois il y a quelques mois, cette proposition va rencontrer un grand succès. 

Les maires sont appelés à "recruter" dans leur village un référent qui relayera l'action de la gendarmerie auprès de la population, qui favorisera la diffusion de conseils préventifs pour lutter contre la délinquance d'appropriation et les dégradations, qui communiquera toutes les informations qu'il estime devoir porter à la connaissance des gendarmes.

Pour être citoyen référent, il faut se porter volontaire en mairie ou à la gendarmerie. S'il est désigné, le référent signera un engagement avec le commandement de la communauté de brigades dans lequel il reconnaît que son rôle ne l'autorise en rien à la prise d'initiative personnelle voulant se substituer à l'action d ela Gendarmerie. 

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Le projet de loi a fait hurler dans tout le pays ! La limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires est désormais en vigueur depuis aujourd'hui, dimanche 1er juillet.

Censée faire baisser la mortalité sur les voies de circulation les plus dangeureuses, la loi est très controversée surtout dans notre secteur rural mais le Conseil départemental a dû poser 93 nouveaux panneaux sur le territoire mosellan.

D'ailleurs, dès ce matin, les gendarmes étaient sur les routes de Moselle pour vérifier le comportement des automobilistes.

De nombreux conducteurs ont été arrêtés au cours de cette première journée d'application mais pendant trois jours, la maréchaussée sera indulgente et ne verbalisera pas les contrevenants. 

Si Patrick Weiten, Président du Conseil départemental et Fernand Lormant son vice président chargé de l'attractivité du territoire, veulent attirer du monde dans les musées du Saulnois, il faudrait qu'ils rencontrent le conservateur et commissaire de l'exposition "Une histoire du monde en 100 objets" Vincent Hadot qui vient d'attirer dans son musée des Beaux Arts à Valenciennes plus de 70 000 visiteurs en deux mois.

Marsalais d'origine, le jeune directeur leur expliquerait sûrement que la culture séduit le grand public si on se donne les moyens d'organiser des évènements de qualité. 

Alors que le département de la Moselle vient de louper l'occasion d'enrichir la superbe collection de peintures du musée Georges de La Tour en oubliant la vente publique exceptionnelle de chez Sotheby's de dizaines de tableaux du peintre dieuzois Emile Friant, alors que les services culturels sont incapables d'embaucher un conservateur qui  pourrait mettre sur pied des expositions originales, on aimerait que nos dirigeants départementaux s'occupent réellement d'un site qui mérite un tout autre destin. 

En attendant et pour consoler peut-être tous les amoureux des beaux arts qui dans le Saulnois se désespèrent de cette politique culturelle minimaliste, vous pourrez aller voir l'exposition  "Une histoire du monde en 100 objets" qui dure jusqu'au 22 juillet 2018 ou visionner le reportage de France 2 dans lequel notre conservateur marsalais présente l'exposition en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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