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En avril dernier, on avait sur ces pages annoncé l'installation inédite à Blanche-Eglise d'un couple de cigognes.

Devenus vedettes au village, les échassiers attirent depuis toutes les attentions. cigogneaux2

Chacun attendait de voir si cette belle arrivée annonçait une suite heureuse ! 

On a donc joué les espions en grimpant dans les greniers les plus proches du nid pour découvrir...trois cigogneaux bien installés près de leurs parents. 

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La coupe du monde de football a commencé dans le Saulnois !!

Alors que dans quelques semaines les nations du ballon rond s’affronteront en Russie, c’est à Château-Salins qu’un grand tournoi de football était organisé ce vendredi 25 mai pour les écoliers.  

Le Football club de Château-Salins, l'association USEP et l'école André Rouyer avaient en effet invité les élèves de Cours moyen de la région pour disputer une grande rencontre inter-classes de football au stade municipal de l'ancienne cité du sel.

Plus de deux cent cinquante bambins sont ainsi venus disputer un tournoi préparé de longue date par chaque classe dans les écoles respectives.mulcey2018

Venus de Morhange, Château-Salins, Mulcey, Hampont, Riche, les apprentis footballeurs ont joué huit rencontres tout au long de cette belle journée ensoleillée. 
La pause repas a permis de reprendre quelques forces avant de retourner sur le terrain et achever les confrontations de six minutes arbitrées par les membres du club de football local. 

Au final, et même si le classement est anecdotique, c'est la classe de CM1/CM2 de l’école de Mulcey qui a remporté l'épreuve et une belle coupe pour ses brillantes performances devant la classe de CM de Morhange et celle de Hampont.

Chaque joueur est reparti avec une superbe médaille qui aura récompensé leur belle implication tout au long de cette journée.

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De notre envoyé spécial à...Valenciennes.

On imagine aisément qu'ils sont peu nombreux, les habitants du Saulnois, a avoir vu du pays  il y a deux siècles et demi, pourtant, il y en a deux notamment qui ont voyagé loin et même traversé un océan : François Husson et Jean Gillet.

François Husson naît à Marsal à la fin des années 1730. Il fait le voyage vers le Canada sans doute au début des années 1760, durant la Guerre de Sept Ans. On le retrouve en effet dans les registres de la paroisse de Contrecœur (le nom de la paroisse est hérité de celui d'un officier du régiment de Carignan-Salières, parti de Marsal en 1665). François se marie en effet en 1764 avec Catherine Saint-Romain, fille d'un colon né près de Cahors, et arrière-petite-fille de Jean Gerlaise dit Saint-Amand, un soldat belge du régiment de Carignan

On connaît au couple au moins une fille prénommée Marie Catherine, née à Contrecœur en décembre 1766, et décédée à l'âge d'un mois à Saint-Antoine-sur-Richelieu. On retrouve ensuite François Husson surnommé Lajeunesse, à Montréal où il occupe la fonction d'huissier de justice pendant les années 1770. François décédera dans la même ville en 1810, occupant la fonction de cantinier.gillet jean naissance

Un second ressortissant du Saulnois fait lui-aussi le même voyage, enrôlé durant la même guerre. Il s'agit de Jean Gillet, né en 1737 à Donnelay, où l'un de ses grands-pères était cabaretier (restaurateur), tandis que le second était vigneron à Hampont. On trouve une première mention de Jean Gillet/Juillet, avec le surnom de Laverdure (la pratique du surnom étant presque systématique dans l'armée à l'époque) à L'Assomption où il se marie en 1763 avec Thérèse Migneron qui décède sept ans plus tard après avoir donné naissance à quatre enfants dont seule Marie Charlotte atteindra l'âge adulte. C'est encore à l'Assomption que Jean se remarie en 1771 avec Marie Angélique Racette.

Dix enfants naîtront de cette seconde union, dont quatre atteindront l'âge adulte et laisseront une importante descendance.Le ménage quitte l'Assomption pour Saint Jacques De L'Achigan vers 1781 où on le retrouve pendant une dizaine d'années (la ville avait été fondée seulement neuf ans plus tôt par une trentaine de familles acadiennes), avant de s'installer à Saint-Roch-de-l'Achigan dans les années 1790, où Jean sera cultivateur. La famille est d'ailleurs mentionnée sur le monument aux fondateurs de Saint-Roch sous l'orthographe "Julet dit Laverdure". Jean Gillet y décèdera en 1810, quelques jours après son soixante-treizième anniversaire. Il fut inhumé dans le cimetière de la paroisse.

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On les avait vus, admirés, photographiés en hiver sur l'étang gelé des Essarts à Dieuze.

Glissant maladroitement sur l'étendue d'eau gelée, on tremblait de froid pour ce couple de cygnes blancs à ce moment-là.

Quelques mois plus tard, en plein coeur du printemps, les deux oiseaux nous montrent qu'ils ont bien traversé l'hiver et présentent leurs cinq cygnons aux promeneurs et joggeurs qui empruntent le sentier botanique. 

Les cinq petits qui sont gris pour quelques mois (rappelez-vous l'histoire du vilain petit canard), ne lâchent pas leurs parents d'une semelle et sont nourris par eux de végétaux trouvés autour de l'étang. Les cygnons deviendront blancs cet hiver.  

 

 

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Depuis des siècles les fidèles se pressent pour venir prier à la chappelle Notre Dame d'Arlange !  La première mention dans les textes date de 1081. On parle de la terre d’Arlange qui a été confiée par l’évêque de Metz à l’abbé de Vergaville. » Après être passée sous la protection des Ducs de Lorraine, la chapelle est rachetée et sert de relais de chasse. Une fête patronale se déroulait chaque 15 août. Les processions se sont transformées en pèlerinage. » Cette pratique est relancée au début du XIXe siècle par un évêque allemand, l’évêque Benzler.

Mais ce haut lieu du Saulnois cultuel, situé sur le ban communal de Wuisse, est méconnu. Ill se trouve en effet sur une propriété privée et il n'est ouvert au public qu'une journée par an : le lundi de pentecôte. arlange2

Ce matin donc, les propritaires des lieux avait ouvert les portes de leur chapelle pour accueillir cent cinquante pèlerins venus écouter le prêtre Jean-Paul Victorion célébrer la messe dédiée à Marie mère de l'Eglise. 

A l'issue de la célébration, qui s'est déroulée, en raison des conditions météorologiques favorables, sous un gigantesque marronnier bicentenaire devant l'édifice, les pèlerins ont pu entrer dans la chapelle pour apercevoir un impressionnant statuaire polychrome.

Certains auraient brûlé un cierge dans l'espoir, comme le dit la légende ici, d'avoir un enfant....