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Du nouveau dans le Saulnois avec l'ouverture ce samedi 1er septembre, à Vic sur Seille d'une crèche pour...chiens !!! 

Un concept très peu développé en France où le meilleur ami de l'homme est chouchouté comme pourraient l'être des enfants dans les crèches. Soins, balades, repas, jeux éducatifs et collectifs, on se croirait presque aux Multiaccueils de la comcom ! 

Crèche'N Dog vient donc d'ouvrir, rue Voltaire à Vic sur Seille, à l'initiative de Christelle et Cindy Juville qui ont eu l'opportunité de s'installer dans l'ancienne cité épiscopale. Auxiliaire vétérinaire en Alsace pendant dix ans, Christelle Juville rêvait de pouvoir ouvrir un établissement de ce type. Les clients du vétérinaire chez qui elle travaillait se plaignaient souvent des séjours inintéressants en chenil de leur compagnon à quatre pattes. 

Alors avec sa belle soeur Cindy, elle a décidé de créer la structure idéale, un lieu de rêve pour les chiens du Saulnois. Toutes les formules sont envisageables pour faire garder son animal :  l'heure, la demi-journée, la journée ou façon "club vacances" jour et nuit. 

Pendant leur séjour, les animaux sont soignés (hygiène des yeux, des oreilles, des griffes et du pelage)), promenés (3 fois par jour), occupés par des jeux intérieurs et extérieurs, des séances d'éducation par le jeu et reçoivent des tonnes de papouilles ! 

Une grande marque de produits alimentaires pour animaux fournit les repas des canidés. 

A côté de la crèche, une boutique permet de se fournir en matériel  pour chien (laisse, jouets, alimentation...)

Les propriétaires de chats ou de NAC (Nouveaux animaux de compagnie) ne sont pas oubliés; les deux "nounous" se déplacent à domicile pour s'occuper des petits protégés. 

Horaires et tarifs : 

Magasin : du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30, de 15h à 18h.

Crèche et Club vacances : arrivées et retour sur rendez-vous

1 heure de crèche : 8 €

1/2 journée : 15 € 

1 journée : 25 €

1 nuit  : 5 €

Informations et contacts 06 02 50 43 90 et sur le site internet de Crèche'N Dog

Les jeunes vicois sont gâtés ! Une équipe de rédacteurs locaux leur prépare chaque trimestre un journal aux petits oignons !

Actu, Histoire, feuilleton, dessins, jeux, courrier des lecteurs.....un beau cadeau qui attendu par un public curieux et passionné.

L’association Moi Je Tout Seul publie déjà le numéro 6 aujourd’hui avec au sommaire : la coupe du monde, Léonard de Vinci, l’Eglise Saint-Marien, le carnet de voyage, le gâteau à l’ananas et le feuilleton Lune Noire.

Les lecteurs de Grain de sel peuvent le lire en cliquant sur la vignette ci-dessous :

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1280px Morhange Chaperon

Il y a quelques jours sur Grain de sel on évoquait une des premières grandes batailles de la Première Guerre Mondiale qui s'était déroulée dans le Saulnois les 10 et 11 août 1914, plus précisément à Lagarde où des centaines de soldats trouvèrent la mort après qu'un Général français lança une offensive malencontreuse contre l'armée allemande.

10 jours plus tard, les forces françaises remettaient ça entre Château-Salins et Morhange, entre Dieuze et Vergaville ! Mal équipés, mal armés et très incomplètement renseignés, des milliers d'hommes allaient tomber dans le piège tendu par les Allemands en s'engouffrant dans la vallée de la petite Seille pour tenter d'atteindre Morhange.

Optimistes le 19 août en constatant la facilité avec laquelle ils progressaient vers l'objectif, les Français emmenés par Foch (qui n'était alors "que" général) allaient déchanter le 20 août en subissant une contre attaque terrible de l'armée allemande qui les contraindra à battre en retraite le jour même jusqu'à Nancy ! 

Pour illustrer cette défaite qui eut un retentissement très grand dans l'armée lors de cette première année de conflit, on publiera ici les mots du maréchal Foch qui glacent le sang lorsqu'on pense aux milliers de morts qui sont tombés lors de ces deux journées : 

« En fait, la souricière allemande une fois tendue comme elle l'était en août 1914, pouvions-nous espérer, dans un vigoureux élan, l'enfoncer malgré sa profondeur de 60 kilomètres et passer au travers pour obtenir des résultats décisifs avant qu'elle ait eu le temps de jouer sur nous ? C'était plus que risqué. Mais il nous suffisait, par une offensive de démonstration à coups répétés, d'obliger l'adversaire à la maintenir tendue pour immobiliser les forces ennemies qu'elle renfermait, par là apporter notre aide à la grande bataille qui devait se livrer ailleurs. M.Foch"

Cette bataille éclair qui aura meurtri les terres du Saulnois aura fait près de 5000 morts côté Français, moitié moins chez les Allemands. Des nécropoles nationales à Riche, Conthil, Dieuze, Bréhain, Château-Bréhain, Vergaville, Chicourt, Lidrezing, Lagarde et Cutting accueillent les sépultures de ces pauvres soldats à la jeunesse fauchée par la folie des hommes. 

 

 

 

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L’Etablissement français du sang (EFS) attire depuis plusieurs semaines l’attention des citoyens sur l’importance de donner leur sang dans le contexte de la période estivale qui reste une période tendue et fragile en raison d’une moindre fréquentation des sites de prélèvement.

La mobilisation des donneurs n’a cependant pas été suffisante à ce jour compte tenu des fortes chaleurs et de l’actualité liée à la Coupe du monde de football. Aujourd’hui, l’EFS lance un appel d’urgence et invite les donneurs à se déplacer massivement dès maintenant dans les sites fixes et les collectes mobiles pour donner leur sang et garantir ainsi un niveau satisfaisant de produits sanguins pour couvrir les besoins des malades tout au long de l’été.

L’EFS rappelle que les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est courte (5 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges). 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades et aucun produit ne peut se substituer au sang des donneurs bénévoles.C’est pourquoi la mobilisation des donneurs est essentielle chaque jour et doit être massive pendant l'été. Chaque don compte !

C'est dans ce cadre que l'association des donneurs de sang de Vic sur Seille organise une collecte le mardi 21 août de 16h à 19h30, salle des Carmes.

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Alors que l'on célèbre cette année le centenaire de la fin de la Grande Guerre, il faut se rappeler que ce conflit mondial qui fit près de dix millions de morts a débuté dans le.....Saulnois ! En effet, après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France le 3 août, c'est à Lagarde au sud du Saulnois qu'eurent lieu les premiers combats. 

A cette époque, le Saulnois était allemand et les Français qui souhaitaient ardemment reprendre l'Alsace-Lorraine perdue en 1871 maîtrisaient mal leur impatience d'en découdre avec les ennemis voisins. 

Alors côté français, le Général Lescot lança ses troupes le 10 août à l'assaut du petit village de Lagarde qu'il conquit grâce à une supériorité numérique indéniable. 

Mais le lendemain, la riposte des Allemands est terrible et il reprennent Lagarde sans coup férir au prix de terribles combats dans ce petit coin tranquille du Saulnois. Les combats firent près de deux mille morts, blessés et disparus. Deux cimetières, l'un français, l'autre allemand regroupent les corps des premiers soldats tombés lors de la Première Guerre Mondiale.

Quelques jours plus tard, le Saulnois sera encore au coeur de l'actualité avec la bataille de Morhange qui fera de nouveau des milliers de morts entre Château-Salins et Morhange.

Pour les lecteurs que cette histoire passionne, on a déniché sur le net le déroulé à la minute près de ce terrible évènement.  

30 juillet
Le 30 juillet se déroule une des premières mesures prévues par le plan XVII : les opérations de couverture de la frontière. Celle-ci est assurée par des éléments du 20e C.A. et la 2e D.C. dans le secteur de la basse Meurthe. La mission de ces unités est d’assurer la protection du débarquement des armées. L’infanterie procède à l’organisation du terrain pendant que la cavalerie entreprend des explorations. Le passage de la frontière allemande est interdit afin que la France laisse la responsabilité de l’agression à l’empire allemand.

31 juillet
Les réservistes allemands sont rappelés et le pont du canal est coupé à Lagarde.

1e août
C’est le premier jour de la mobilisation. La 2e D.C. occupe la région de Lunéville - Einville.

3 août
L’Allemagne déclare la guerre à la France.

6 août
Du côté français
Castelnau prend le commandement de la IIe armée et les premières unités de la 30e division (15e C.A.) arrivent dans la région de la Basse Meurthe.
Du côté allemand
Le 21e C.A. est rassemblé dans la région de Château-Salins et Dieuze.

7 août
La 59e brigade (40e et 58e R.I.) est rattachée à la 2e D.C.

10 août
L’E.M. du 138e R.I. allemand arrive à Lagarde. Une section se dirige vers le Bois Chanal.
La 2e D.C. est en charge de la couverture entre la Seille et le Sanon. Le général Lescot donne l’ordre de s’emparer, à la chute du jour, du village de Lagarde, situé le long du canal de la Marne au Rhin. Les deux bataillons marcheront de part et d’autre du canal. Le 19e R.A.C. apportera son appui à l’infanterie. Le 2/40e attaquera par le sud et le 3/58e par le nord.
16h30
Les troupes se mettent silencieusement en marche, traversent Parroy et sont dissimulées partiellement par la forêt de Parroy, qui longe le canal. Des patrouilles sont poussées vers Xures.
19h
La marche devient pénible à la tombée du jour, les fantassins devant marcher dans des champs d’avoines ou des prairies marécageuses.
19h30
Quelques coups de feu éclatent. Les compagnies se déploient. Les pièces françaises ouvrent le feu en direction de Lagarde et les Allemands, menacés car en infériorité numérique, se retirent du village.
20h
Le tir d’artillerie française cesse et les compagnies sont prêtes à pénétrer dans le village. Il faut plus d’une heure pour dégager les obstacles disposés par les Allemands. Le chef du bataillon Bertrand installe son PC dans la mairie et donne les ordres nécessaires pour la surveillance des points sensibles. Les lisières du village sont aussitôt occupées et les hommes fouillent les maisons. La 9e compagnie, couvrant la partie nord et nord-est, creuse des tranchées ; la 12e compagnie, au nord-ouest, dresse une barricade.
Les villageois signalent que des forces allemandes importantes sont cachées dans les bois et aux environs de Bourdonnay. Il faudra s’attendre à une riposte.
En soirée
Le général von Stetten, commandant de la D.C. bavaroise et le général von Bredow, commandant de la 42e division décident de reprendre Lagarde. La manœuvre retenue est d’attaquer les Français à la fois par le nord (Bois de la Garenne) et par le sud (Bois Chanal). Les deux attaques doivent couper la ligne de retraite vers l’ouest, le pont de Xures, 1200 m à l’ouest de Lagarde. L’attaque est prévue pour 09h. Les unités chagées d’attaquer le village sont -  Le 2e Jäger Batalion -  Le 138e R.I., soutenu par six mitrailleuses. -  Le 131e R.I., accompagné d’une section de mitrailleuses.

11 août
3h30 :
Le 1e groupe du 19e R.A.C. se met en route avec ses batteries pour soutenir les deux bataillons qui se trouvent à Lagarde. Deux positions sont fixées pour le tir derrière la cote 283 : -  La 1e batterie en direction de la position probable de l’artillerie allemande (Bourdonnay). -  La 2e batterie à la lisière de la forêt de Parroy. -  La 3e vers le bois Chanal.
Les batteries sont poussées assez près du village et pourraient être victimes d’une attaque par l’infanterie allemande.
06h :
Le général de Castelnau, dans l’instruction particulière n° 8 adressée au commandant du 15e C.A., prescrit d’éviter tout engagement inutile et recommande notamment de ramener à deux compagnies le détachement qui occupe Lagarde.
07h :
Un avion allemand, puis un deuxième survolent les positions françaises.
10h :
Les artilleurs français voient surgir, venant du nord, l’infanterie allemande, à mois de 100 m de la 1e batterie. La batterie pointe ses pièces mais subit immédiatement un feu si dense que les servants sont décimés. La 3e batterie tire des salves sur l’infanterie allemande, lui causant des pertes, mais l’artillerie allemande ouvre le feu et l’infanterie crible les servants de balles.
10h30 :
Les quatre escadrons du régiment de uhlans chargent l’un après l’autre vers la 11e compagnie mais ne peuvent rien contre le feu de l’infanterie française et se font massacrer.
Prise d’une batterie française par des uhlans - 42.4 koPrise d’une batterie française par des uhlansCollection privée10h45 :
Les pièces françaises des 1e et 3e batteries sont devenues muettes. Le commandant de la 2e batterie cherche, en arrière, une position, au sud de la cote 276, mais, sur ces entrefaites, un officier de liaison transmet l’ordre de se replier à l’ouest de Parroy. Le rôle de l’artillerie est terminé. Les Français ont perdu une dizaine de pièces.
10h50 :
Le chef du 3e bataillon donne l’ordre de retraite et les sections se replient vers le pont de Xures, mais celui-ci se trouve sous le feu du 131e R.I. allemand au nord, et du 138e R.I. au sud du canal.
(JPG)Combat du Unter-Elsässisches Infanterie-Regiment Nr. 138Collection privéeL’artillerie allemande continue à bombarder l’intérieur du village de Lagarde. Au sud, l’infanterie allemande débouche du bois de la Garenne. Une section de mitrailleuses françaises réussit à l’arrêter, mais les munitions commencent à s’épuiser.
Combat de Lagarde - 33 koCombat de LagardeCollection privée11h :
Les fractions allemandes continuent à s’infiltrer et les chasseurs bavarois ne sont plus qu’à 300 - 400 m du village. Les mitrailleuses allemandes sont installées à la lisière du bois Chanal et provoquent des pertes importantes, mais l’infanterie allemande continue à être tenue en respect : chaque fois qu’elle réussit à atteindre le chemin de halage, elle est repoussée. Il s’ensuit un échange de coups de fusil de part et d’autre du canal.
(JPG)Combat de LagardeCollection privéeLe combat se déplace vers la sortie ouest du village où une ligne de résistance est établie. La section de mitrailleuses du 40e R.I. prend position à la sortie ouest du village. Les hommes se glissent le long des maisons, balayées par les balles.
Les uhlans tentent une seconde charge : un flot de cavalerie déferle vers la mairie, mais tombe sous le feu français : c’est un véritable carnage pour les hommes et les chevaux. Les quelques survivants tournent bride. L’infanterie allemande, en provenance de la route de Bourdonnay, parvient au cœur du village, qui devient intenable pour les Français.
Conclusion
Le bilan pour l’armée française est lourd : 526 hommes de la 2e armée tués, ce qui aboutit au limogeage du général commandant la 2e D.C. par le général de Castelnau.
Le compte rendu envoyé au Q.G. rapporte les événements de la journée : « Les deux bataillons envoyés hier soir 12 août par le commandant de la 2e D.C. à Lagarde, ont été attaqués très violemment ce matin par une force évaluée à environ une brigade d’infanterie et trois groupes d’artillerie. - Ces bataillons ont été soutenus par deux autres bataillons de la 59e brigade et un groupe du 19e d’artillerie. - Les troupes d’infanterie ont dû céder, et dans leur retraite, deux batteries sont tombées aux mains de l’ennemi. »
Les Allemands ont tiré parti du combat de Lagarde pour en faire de la propagande, car leurs troupes ont pu s’emparer du premier drapeau français de toute la guerre.