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A quelques kilomètres de Moyenvic, en direction de Lunéville, à l’entrée du village de Bathelémont-les-Bauzémont (54) se dresse un monument aux morts un peu particulier. Il a été érigé en mémoire des trois premiers soldats américains tombés sur le sol français, au cours de la Première Guerre Mondiale.

Cent ans presque jour pour jour, petite visite à Bathelémont. 

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En avril 1917, les Etats-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés contre les puissances de l’Axe (Allemagne, Autriche-Hongrie..). Les Américains débarquent à Saint-Nazaire, le 26 juin 1917, s’entraînent quelques mois sur le sol français et viennent relever les troupes françaises le 21 octobre sur les lignes de front dans notre secteur géographique. La Moselle était allemande à cette époque, la frontière se situait sur les hauteurs entre Arracourt (54) et Moyenvic.

 

Le 23 octobre, le sergent Arch tira le premier coup de canon du corps expéditionnaire américain. La batterie était installée à l’Est du village de Bathelémont-les-Bauzémont. L’histoire raconte que la douille de ce premier obus fut envoyée à la Maison Blanche, à Washington.

Le premier blessé fut évacué le 28 octobre. Le 3 novembre, une attaque allemande, au lieu-dit Le Haut des Ruelles, entre Arracourt, Bathelémont et Bures, provoqua la mort des trois premiers soldats américains sur le sol de France :
- Caporal J.B Gresham, 24 ans
- Soldat M.D Hay, 21 ans
- Soldat T.F Enright, 20 ans

Ils appartenaient à la compagnie F du 16e régiment d’infanterie. Ces trois soldats furent inhumés dans un pré attenant au château où se trouvaient déjà des soldats français. Leurs corps furent exhumés, en 1921, et rapatriés aux Etats-Unis.

pancarteGrâce à une souscription organisée par le Préfet de Meurthe-et-Moselle, M.Mirman, un premier monument fut érigé en leur mémoire. Cent soixante communes firent des dons. La maquette fut conçue par Louis Majorelle, un des maîtres de l’Ecole de Nancy. Il fut installé sur la place au centre du village, le 3 novembre 1918, mais ne put être inauguré en raison de combats qui faisaient rage dans ce secteur. C’est le Maréchal Lyautey qui l’inaugura officiellement après la guerre.

Dynamité par les Nazis, le 6 octobre 1940, il ne fut reconstruit que le 9 mai 1955. Son emplacement étant sujet à polémiques, il fut déplacé près du cimetière du village et inauguré à nouveau le 17 septembre 1977.

Texte extrait du panneau réalisé par la Communauté de communes du Sânon.

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Un nouveau créateur de sites internet voit le jour dans le Saulnois. Installé à Bourdonnay, Jibéo propose aux professionnels, aux collectivités territoriales, aux associations toute une série de services qui permettront d'offrir une meilleure visibilité auprès des clients et des usagers.

Ainsi, Jibéo réalise des sites internet mais également des boutiques en ligne et toutes les options qui permettent de rendre visible ces espaces numériques indispensables si l'on veut être efficace et/ou performant. 

Depuis huit ans Jibéo officiait en Moselle Est, entre Forbach et Sarreguemines et  son arrivée dynamisera, on l'espère, un secteur encore peu développé dans le Saulnois. 

Toutes les infos sont à retrouver sur le site en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

jibeo

 

 

 

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marsal18nov44

Une photo exceptionnelle prise il y a près de quatre vingts ans, exhumée aujourd'hui d'un album de famille, nous rappelle une sombre période de l'histoire du Saulnois : l'expulsion par les Nazis de la population des villages de notre territoire au mois de novembre 1940. 

Le gouverneur de la région annexée par les Nazis, Joseph Bürkel venait de décider d'expulser les civils, trop Français à son goût, leur permettant d'emporter avec eux 2000 francs et 30 kg de bagages. 

C'est l'ancien maire de Marsal, Henri Rémillon, aujourd'hui âgé de 94 ans qui nous a prêté ce cliché de la Place d'Armes où l'on voit un bus affrété par l'occupant allemand emmener les habitants de la commune en zone libre, dans le Sud Ouest de la France.

Il nous raconte le déroulement de cette terrible journée où il a fallu tout abandonner pour une destination inconnue : 

"Les occupants allemands qui vivaient dans le village depuis le mois de juin 1940 décident d'expulser les habitants vers la zone libre. Prévenus quelques jours plus tôt de l'imminence de l'expulsion, les habitants se débrouillent pour cacher le maximum d'argent dans les doublures de leurs manteaux et dans leurs chaussures. 

Le 18 novembre, 550 Marsalais sont rassemblés sur la place d'Armes pour prendre les bus qui les emmènent à la gare de Dieuze. Une cinquantaine avaient déjà quitté le village en juillet car ils avaient de la famille en Meurthe et Moselle, région non annexée.henriremillon

De là, ils embarquent dans un train avec les habitants des villages de Moyenvic, Xanrey, Lezey, et Bezange la Petite. Ils sont dans des wagons de 4ème classe sur des banquettes en bois et roulent jusque Mâcon. Il n'y a pas de toilettes dans le train alors le convoi s'arrête tous les cinquante kilomètres pour que chacun puisse se soulager dans la nature. Les gens dormaient comme ils pouvaient sur ces bancs inconfortables.

Arrivés à Mâcon le lendemain matin  à 11h, ils sont accueillis chaleureusement. Un détachement de l'armée d'armistice leur rend les honneurs et  les dames de la croix rouge leur offrent un ravitaillement avec du lait, de la soupe.... 

Le train repart une heure après pour Lyon. Dans la capitale des Gaules, tout le monde descend.

Installés dans une grande salle de la foire exposition, les réfugiés dorment rassemblés par village.

Le lendemain, ils reprennent leur périple mais dans un train plus confortable découvrant, le soir, pour la première fois, la mer méditerranée. Les réfugiés du Saulnois passeront une nouvelle nuit dans les wagons avant d'arriver enfin à destination le lendemain...dans le Lauragais, près de Toulouse.

baziègeLes réfugiés descendent par village dans les localités de Villefranche du Lauragais, Villenouvelle, Baziège. Henri Rémillon se rappelle de la marche d'un kilomètre qui mènera les Marsalais de la gare au centre du village de Baziège, dans la nuit, le froid et la pluie...un vrai convoi funèbre !  Il dût même prendre par le bras et emmener de force une de ses voisnes qui voulait retourner à Marsal soigner ses cochons. A Baziège, les Marsalais sont accueillis dans une grande salle où on leur sert à manger et à boire et où des lits ont été préparés. 

Le lendemain des camions viendront chercher certaines familles pour les répartir dans les patelins autour de Baziège" 

C'est la fin du long voyage et de trois jours d'errance pour ces hommes et femmes dépaysés et démunis qui vont devoir refaire leur vie pendant cinq longues années.

Certains s'acclimateront au Lauragais, trouveront du travail, d'autres continueront leur route pour tenter de trouver de meilleures conditions de vie.  

 

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frerebernard

Autrefois plusieurs centaines de personnes effectuaient le pèlerinage à la chapelle Saint-Livier.

Ce dimanche 16 juillet 2017, on comptait 120 pèlerins pour gravir la côte Saint-Jean par le versant Nord pour se rendre sur ces lieux chargés d’Histoire.
Erigée au XVIIe siècle sur le lieu de l’exécution par les Huns, en 451, de Livier, chevalier messin, la chapelle abrite une source aux vertus curatives.

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Décapité, le soldat aurait repris sa tête puis l’aurait posée à terre faisant naître alors la source. Son eau guérirait les maladies des yeux.
Entre histoire et légende, plusieurs ermites ont entretenu le lieu, havre de paix et de recueillement, mais soeur Marie, la dernière occupante de la chapelle Saint-Livier est partie récemment laissant vide le site historique.

Cette année l'office religieux fut concélébré par six prêtres du Saulnois en présence de frère Bernard, ermite de son état en Ardèche et qui est préssenti pour s'installer dans la chapelle sur la côte Saint-Jean pour remplacer la soeur. Il viendra d'ailleurs quelques semaines en octobre  pour s'acclimater.

Après l'office, les pélerins sont allés près de la source. Certains se sont humidifiés les yeux avec son eau, d'autres sont repartis avec quelques fioles. 

 

 

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Un cœur gros comme ça, pour les enfants de l'école Maternelle de Vic sur Seille !

Troisième et dernière sortie pour les écoliers avant les grandes vacances, concernant l’initiation à la randonnée.

Sous un soleil radieux, les petits, ainsi que les accompagnateurs se sont dirigés vers les sentiers, situés à proximité de la « Bonne Fontaine ».

Deux petites heures de randonnée, une montée, une descente, ensuite la petite piste située derrière les potagers aux Rouges Terres.

Au détour d’un chemin, au loin, les petits ont aperçu un courageux Monsieur coiffé d’un chapeau, pioche à la main. C’était Maurice le jardinier, qui s’affairait avec sa pioche. Une photo en guise de pause s’imposait donc, avec l’intéressé, tout heureux d’être entouré de petits marcheurs bien courageux.

Ensuite, sur le retour, les écoliers, bien disciplinés, se sont mis en ordre de bataille, ensemble, afin de tenter de représenter un cœur, sur un talus, clin d’œil à la journée du cœur RANDOSAULNOIS, qui aura lieu le dimanche 24 septembre 2017 dans la localité de Vic-sur-Seille.

Pour terminer leur chorégraphie, les petits, ont ensuite, avec leurs petites mains, dessiner un cœur grand comme ça, quel beau geste !

Il était temps ensuite, pour terminer la balade, de se diriger place MESNY, pour un pique-nique et clore cette agréable journée à profiter des beautés de dame nature.

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