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L'Arsenal était archicomble hier soir pour assister à la nouvelle création de Lucienne et Venceslas, les deux guides conférenciers déjantés du Saulnois. Après les visites de Marsal, de Vic et du musée Georges de La Tour, c'est Emile Friant, le peintre naturaliste originaire de Dieuze qui était le sujet de leur nouveau spectacle. 

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Commandé par trois associations culturelles locales (Amis du Saulnois, Amis du musée du sel et Chemins faisant), cette nouvelle conférence insolite n'a pas déçu les 160 personnes qui avaient pris place dans la salle chargée d'histoire, ancien arsenal de la cité militaire élevée au milieu du XIXème que son propriétaire, le brasseur Thierry Conrad, transforme régulièrement en site culturel d'exception.

Depuis plusieurs mois, Aline Delavallade et Thomas Walter, les comédiens qui enfilent les costumes de Lucienne et Venceslas, travaillaient à cette production. S'attachant les services et les conseils de Gabriel Diss, Chevalier des Arts et lettres et ancien conservateur du Musée Départemental Georges de La Tour et de Christophe Roderman, guide conférencier dans les musées nancéiens, ils ont offert aux spectateurs une magnifique leçon d'histoire et d'art que l'humour et la science de la comédie ont sublimée.

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Comme à chaque fois, Lucienne et Venceslas apportent à leur prestation une touche de poésie qui donne plus de profondeur à leur propos. Hier soir, il y avait aussi la fin émouvante du spectacle et l'arrivée de la Première guerre mondiale qui emportera les rêves et les espoirs des artistes et des hommes du début du XXème siècle. 

 

Un petit extrait du spectacle dans la vidéo ci-dessous : 

 

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La coupe du monde de football a commencé dans le Saulnois !!

Alors que dans quelques semaines les nations du ballon rond s’affronteront en Russie, c’est à Château-Salins qu’un grand tournoi de football était organisé ce vendredi 25 mai pour les écoliers.  

Le Football club de Château-Salins, l'association USEP et l'école André Rouyer avaient en effet invité les élèves de Cours moyen de la région pour disputer une grande rencontre inter-classes de football au stade municipal de l'ancienne cité du sel.

Plus de deux cent cinquante bambins sont ainsi venus disputer un tournoi préparé de longue date par chaque classe dans les écoles respectives.mulcey2018

Venus de Morhange, Château-Salins, Mulcey, Hampont, Riche, les apprentis footballeurs ont joué huit rencontres tout au long de cette belle journée ensoleillée. 
La pause repas a permis de reprendre quelques forces avant de retourner sur le terrain et achever les confrontations de six minutes arbitrées par les membres du club de football local. 

Au final, et même si le classement est anecdotique, c'est la classe de CM1/CM2 de l’école de Mulcey qui a remporté l'épreuve et une belle coupe pour ses brillantes performances devant la classe de CM de Morhange et celle de Hampont.

Chaque joueur est reparti avec une superbe médaille qui aura récompensé leur belle implication tout au long de cette journée.

Les Insolivres, Chapitre 11 s’emparent du thème de la BD, en écho à l’exposition "Les 70 ans du journal Tintin" au Château de Malbrouck.

 Au programme : une myriade d’animations proposées par les bibliothèques et médiathèques partout en Moselle. 

L’édition 2018 est parrainée par le dessinateur Vincent Bailly, présent lors de dix temps d’échanges dans les territoires.

Dans le Saulnois, les médiathèques, les bibliothèques se bougent pour organiser de nombreuses animations du 26 mai au 1er juillet. Tout le programme en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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De notre envoyé spécial à...Valenciennes.

On imagine aisément qu'ils sont peu nombreux, les habitants du Saulnois, a avoir vu du pays  il y a deux siècles et demi, pourtant, il y en a deux notamment qui ont voyagé loin et même traversé un océan : François Husson et Jean Gillet.

François Husson naît à Marsal à la fin des années 1730. Il fait le voyage vers le Canada sans doute au début des années 1760, durant la Guerre de Sept Ans. On le retrouve en effet dans les registres de la paroisse de Contrecœur (le nom de la paroisse est hérité de celui d'un officier du régiment de Carignan-Salières, parti de Marsal en 1665). François se marie en effet en 1764 avec Catherine Saint-Romain, fille d'un colon né près de Cahors, et arrière-petite-fille de Jean Gerlaise dit Saint-Amand, un soldat belge du régiment de Carignan

On connaît au couple au moins une fille prénommée Marie Catherine, née à Contrecœur en décembre 1766, et décédée à l'âge d'un mois à Saint-Antoine-sur-Richelieu. On retrouve ensuite François Husson surnommé Lajeunesse, à Montréal où il occupe la fonction d'huissier de justice pendant les années 1770. François décédera dans la même ville en 1810, occupant la fonction de cantinier.gillet jean naissance

Un second ressortissant du Saulnois fait lui-aussi le même voyage, enrôlé durant la même guerre. Il s'agit de Jean Gillet, né en 1737 à Donnelay, où l'un de ses grands-pères était cabaretier (restaurateur), tandis que le second était vigneron à Hampont. On trouve une première mention de Jean Gillet/Juillet, avec le surnom de Laverdure (la pratique du surnom étant presque systématique dans l'armée à l'époque) à L'Assomption où il se marie en 1763 avec Thérèse Migneron qui décède sept ans plus tard après avoir donné naissance à quatre enfants dont seule Marie Charlotte atteindra l'âge adulte. C'est encore à l'Assomption que Jean se remarie en 1771 avec Marie Angélique Racette.

Dix enfants naîtront de cette seconde union, dont quatre atteindront l'âge adulte et laisseront une importante descendance.Le ménage quitte l'Assomption pour Saint Jacques De L'Achigan vers 1781 où on le retrouve pendant une dizaine d'années (la ville avait été fondée seulement neuf ans plus tôt par une trentaine de familles acadiennes), avant de s'installer à Saint-Roch-de-l'Achigan dans les années 1790, où Jean sera cultivateur. La famille est d'ailleurs mentionnée sur le monument aux fondateurs de Saint-Roch sous l'orthographe "Julet dit Laverdure". Jean Gillet y décèdera en 1810, quelques jours après son soixante-treizième anniversaire. Il fut inhumé dans le cimetière de la paroisse.

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On les avait vus, admirés, photographiés en hiver sur l'étang gelé des Essarts à Dieuze.

Glissant maladroitement sur l'étendue d'eau gelée, on tremblait de froid pour ce couple de cygnes blancs à ce moment-là.

Quelques mois plus tard, en plein coeur du printemps, les deux oiseaux nous montrent qu'ils ont bien traversé l'hiver et présentent leurs cinq cygnons aux promeneurs et joggeurs qui empruntent le sentier botanique. 

Les cinq petits qui sont gris pour quelques mois (rappelez-vous l'histoire du vilain petit canard), ne lâchent pas leurs parents d'une semelle et sont nourris par eux de végétaux trouvés autour de l'étang. Les cygnons deviendront blancs cet hiver.