l3agroUne vingtaine d'étudiants de l'Université de Lorraine, inscrits en Licence professionnelle Agronomie, passe la semaine dans le Saulnois, dans les locaux du Lycée agricole de Château-Salins.

De nombreux Lorrains mais également des jeunes venus de Blois, de Troyes, de Guadeloupe, du Mexique ou du Mali qui travaillent autour de la thématique du développement de projets de territoire, accompagnés par les professeurs du Lycée agricole, partenaire de l'Université depuis dix ans, Jean-Georges et Catherine Eyermann.

Cette Licence (Bac + 3) dont l'intitulé exact est "Management de l'exploitation agricole et Développement Durable des Territoires Ruraux" doit conduire ces étudiants à balayer toute la problématique de l'élaboration d'un projet de territoire. Quels sont ses leviers, ses freins, quelle est la logique des acteurs de ce territoire ? Leur formation s'inscrit dans un parcours professionnel plus ou moins défini. Certains souhaitent se lancer dans le maraîchage, l'arboriculture, l'aménagement paysager, d'autres dans la protection de la nature, la valorisation des déchets, d'autres encore dans l'aménagement de leur village....à l'autre bout du monde.l3agrob

Le Saulnois est ici un laboratoire d'étude. Ils rencontrent pour leur analyse de nombreux porteurs de projets dans le Saulnois. Ainsi pendant cette semaine, les étudiants auront écouté le Président de la Communauté de communes du Saulnois Roland Geis, son Directeur François Harmand et la chargée de mission "développement local" de la CCS Cécile Chaput, le Conseiller Départemental du Saulnois, Fernand Lormant, Laurent Paté, un des agriculteurs porteurs du projet Méthanisation Seille, Roger Richard, Président des Amis du Saulnois, Michel Rémillon, agriculteur et Président des Amis du musée du sel de Marsal, le Docteur Bourlon, adjoint au maire de Château-Salins et chargé des affaires sociales, le maire d'Amelécourt Gérard Chaize pour son projet d'éoliennes, Jean-Marc Gaulard du Parc Naturel Régional de Lorraine, les responsables du lycée agricole et le rédacteur du site internet d'actualité Grain de sel du Saulnois, Bruno Rondeau. 

Après cette semaine riche en informations et en échanges avec les différents interlocuteurs, les étudiants vont devoir faire une synthèse où devront apparaître un diagnostic, les enjeux et les scénarii d'évolution pour le Saulnois. Ce document servira d'évaluation pour ces futurs professionnels. 

tresorerieDéjouant tous les pronostics, les services de l'Etat ont finalement décidé de revenir sur leur décision initiale qui était de fermer la trésorerie d'Albestroff.

Un coup de théâtre qui vient clore un feuilleton entamé en juin dernier lorsque les maires de l'ancien canton d'Albestroff apprirent que le centre des finances publiques de leur ancien chef lieu allait fermer le 31 décembre 2015. 

Branle-bas de combat chez les élus entraînés par le maire de Marimont les Bénestroff, Marcel Amps, qui décidèrent le 7 septembre dernier de voter une motion aussitôt reprise par les maires voisins de l'ancien canton de Dieuze et les délégués communautaires. La motion envoyée à la Sous-Préfecture, à la Préfecture et au Trésorier Payeur Général (TPG) ne reçut aucune réponse. ampstresorerie

Le 11 septembre, une délégation rencontra le Sous-Préfet et le second du TPG mais elle se vit répondre que la situation était ainsi, qu'il fallait faire des économies et que la fermeture était logique. 

24 maires décidèrent alors, le 8 octobre de "monter" à Metz pour manifester leur mécontentement devant la Préfecture. Ils rencontrèrent le Directeur des services qui leur affirma qu'il allait informer le Préfet ! Et puis plus rien !

Alors face à cette inertie et cette décision qu'il jugeait profondément injuste, Marcel Amps a sorti une botte secrète. Un contact à Paris qui aura fait reculer les services de Bercy pour sauver finalement la Trésorerie d'Albestroff.  En effet, on apprenait vendredi dans le Saulnois le maintien de l'intégralité des services à Albestroff. 

Un miracle !!!

 

massonRégulièrement de passage dans le Saulnois pour présenter les travaux parlementaires Jean-Louis Masson, Sénateur divers droite de la Moselle, était connu dans notre région comme adversaire à la réforme territoriale qui s'applique peu à peu dans le pays. Grain de sel avait relayé récemment un de ses liens à propos du schéma départemental de coopération intercommunale.

Depuis hier, sa renommée est devenue nationale après ses déclarations nauséabondes sur le thème de l'immigration au Palais du Luxembourg. Après Nadine Morano et sa "race blanche" voici un autre parlementaire lorrain qui fricote avec les idées rances de l'extrème droite. 

Dans une intervention de quatre minutes devant ses collègues sénateurs abasourdis par ses paroles (sauf deux FN aux anges) , Jean-Louis Masson expose ses théories. Hostile à l'immigration pour des raisons conjoncturelles et structurelles, le Sénateur mosellan multiplie les comparaisons ahurissantes. L'élu lorrain affirme :" qu'actuellement une veuve d'agriculteur gagne moins qu'un immigré qui n'a jamais travaillé pour la France !  Il poursuit : "Par le passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. Il y a des quartiers où on ne va plus. Et ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers. Il n’est pas pensable qu’on ait aujourd’hui des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires ».  Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai : Necker, Madame Curie, etc. C‘étaient des Français remarquables. Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui ! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! »

Huées des sénateurs, à l’exception des deux représentants du FN, qui applaudissent.

Mais quelle mouche a bien pu piquer ce polytechnicien, ingénieur des mines, inspecteur national des installations nucléaires, docteur en Sciences économiques, élu de la République depuis quarante ans pour qu'il excite, en ces temps de crise, le côté le plus vil de l'être humain.  

Dans les écoles de la République on apprend aux élèves à respecter l'autre, ses différences. On apprend aussi aux enfants que la France est une terre d'immigration et qu'il en est ainsi depuis la naissance du pays. C'est ce qui en fait sa grandeur d'ailleurs. Les enfants d'immigrés côtoient d'autres enfants d'immigrés sans que cela ne pose le moindre problème. Ils sont Français ! 

L'assimilation se poursuit et produit toujours des Français remarquables venus du Maghreb ou d'Afrique Noire et Jean-Louis Masson le sait très bien. Les Italiens, les Espagnols, les Polonais, les Portugais, les Asiatiques ont eu à subir les mêmes vexations, les mêmes déclarations proférées par les Jean-Louis Masson de l'époque.

L'escalade verbale à laquelle il participe est un jeu dangereux. Un calcul dont personne ne mesure réellement l'issue. 

On n'a rien compris à l'intervention de Jean-Louis Masson ! 

noubaLa Fanfare Nouba du 1er régiment de Tirailleurs d'Epinal a rempli l'immense salle des fêtes de la Délivrance à Dieuze.

Plus de 500 spectateurs massés pour vibrer au son des instruments de ces militaires musiciens. Ces derniers étaient accompagnés en début et fin de concert par la fanfare locale des Métronomes. Un militaire historien donnait quelques informations précieuses sur le Régiment, les tenues ou les morceaux joués. nouba2

En tout, c'est plus d'une vingtaine de morceaux qui auront été joués par la fanfare Nouba. Une formation qui aura séduit l'assemblée ravie de cette après midi applaudissant debout les musiciens au moment de leur dernière prestation. 

Pour mémoire, voici la liste des morceaux joués : 

Marche de la garde à Marengo, marche des Tirailleurs, Les dragons de Noailles, Fanfare en prélude à la Péri, Le rêve passe, Alasace-Lorraine, Le clairon, Preussens Gloria, La victoire ou la mort, Marche du 8ème RTM, Colonel Bogey, La Madelon, The Mansions of the Lords, Birdland, Libertango, Games of Thrones, Mon amant de Saint-jean, la fille du régiment, Salut au 85 ème, Fleurs de Paris.

Retrouvez un extrait du concert dans la vidéo ci-dessous :

 

 

leroylettreRégulièrement le Sénateur de la Moselle, Philippe Leroy, s'adresse aux maires de notre département. Pour cette rentrée, il a envoyé une lettre que vous pouvez retrouver dans intégralité :

 
C’est le moment pour moi de m’adresser à vous. En pleine difficulté économique, l’Europe fait face à l’afflux de demandeurs d’asile.
Nous devons nous montrer généreux et solidaires. Cependant, il n’est pas critiquable de s’inquiéter aussi pour les Français en difficulté. Cela étant dit, j’en viens à des thèmes plus locaux et non moins importants.

Économie, patrimoine et tourisme
Les dés sont jetés, la Moselle et les Mosellans s’apprêtent à entrer dans la région ALCA. Nous y allons pour valoriser toutes nos potentialités sur ce grand territoire riche de ses frontières avec l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique.
Toutes nos communes sont invitées à relever le défi : dans le pays messin, le sillon mosellan, le bassin houiller, les pays de la Nied, de Bitche et Sarreguemines, de Sarrebourg et de Château-Salins.

N’y allons pas à reculons, et offrons à nos voisins l’image d’un département ouvert et confiant, riche de son passé et de son million d’habitants. C’est l’image que nous avons su construire en diversifiant notre économie, en aménageant et fleurissant nos communes, en valorisant nos richesses patrimoniales. Nous avons su nous donner de la qualité de vie ainsi qu’une nouvelle notoriété nationale et internationale favorable aux investissements.
Région, département, villes, villages et initiatives privées ont participé, avec passion, pas à pas, au déploiement d’un formidable réseau d’initiatives patrimoniales porteuses d’avenir et de réussite. Aux côtés des aménagements diffus sur tout notre territoire, retenons quelques-uns des grands sites emblématiques : Pompidou, Amnéville, les musées des mines de fer, Malbrouck, le Hackenberg, le Simserhof, Gravelotte, le Carreau Wendel, les musées de la faïence et du cristal, la Citadelle de Bitche, Bliesbrück, Meinsenthal, Laquenexy, le Lindre, les jardins de Manom, de Pange et de Sarreguemines, Sainte Croix, le chemin de fer forestier d’Abreschviller, le plan incliné, les cordeliers à Sarrebourg, le musée Georges de la Tour à Vic, le musée du Sel à Marsal, la cour d’Or, Center Parcs,.... sans oublier notre classement dans les rangs des grands départements fleuris.
Voilà l’image d’une Moselle qui se renouvelle et qui avec son vin et ses restaurants étoilés, soutient largement la comparaison avec les départements les plus dynamiques.
Il nous faut, avec raison, faire vivre et fructifier toutes ces richesses irriguant le tissu de nos entreprises et de leurs ambitions économiques.
Dans le passé, comme dans le futur, richesse et culture ont été et seront toujours associées pour le bien-être de tous.

Dotations
Ne revenons pas sur les mauvais coups portés aux dotations financières des collectivités, ne revenons pas sur les coûts des charges transférées et des normes imposées.
Intéressons-nous plutôt aujourd’hui et demain à l’idée de confier aux intercommunalités de tout rang – de la communauté de communes à l’agglomération – le soin de répartir les dotations financières de l’État aux communes les composant.
Dans le cadre de la baisse des ressources, jointe aux projets d’élire les délégués intercommunaux au suffrage direct, cette idée vient conforter une évolution vers la disparition de l’autonomie communale.
Peu nombreux sont ceux qui s’expriment sur cette question que je ne manquerai pas d’évoquer dans les mois qui viennent.
À travers les discussions, au cours de l’élaboration de la loi NOTRe, le Sénat a réaffirmé son attachement à la commune, cellule de base de notre démocratie locale, au sein d’intercommunalités, à la taille des bassins de vie.
La désignation des conseillers communautaires au suffrage universel dès 2020 a été supprimée : elle condamnait, à moyen terme, l’échelon communal.
L’abaissement du seuil pour les intercommunalités est passé de 20 000 à 15 000 habitants avec des dérogations pour des zones de faible densité ou montagneuses. Ce seuil n’évitera pas, en Moselle, le remaniement de la carte intercommunale.
L’allongement du calendrier de révision du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) donnera du temps pour étudier les meilleures solutions. Prévu pour le 31 décembre 2016, il est reporté au mois de juin 201 7.
Le transfert des compétences « eau et assainissement » ne sera obligatoire qu’à partir de 2020.
Le Sénat, relayant la mobilisation des élus locaux, a réussi à faire reculer un texte qui vouait les communes à leurs disparitions. Il en résulte un texte de compromis, donc imparfait.

Tracasseries administratives
Les tracas administratifs que subissent nos vignerons mosellans mettent en péril l’extension souhaitable des vignobles sur les friches boisées qui les environnent. Contrairement à l’esprit des lois, une interprétation maligne et tracassière freine cette évolution fort souhaitable à la fois pour l’économie et l’environnement.
Maire de Vic-sur-Seille, dans les années 80, j’ai relancé la vigne dans ma commune. Président du Conseil général, avec la Chambre d’agriculture, je me suis battu pour obtenir l’A.O.C. des vins de Moselle en 2010.
Je comprends donc les viticulteurs qui après avoir réalisé des progrès énormes, rencontrent des difficultés administratives injustifiées.
Avec les maires concernés et en lien avec les professionnels, il faudra chercher le dialogue auprès de l’administration et du Préfet pour trouver des solutions ad hoc.
Les réseaux très haut débit sont un investissement indispensable pour préparer l'avenir de notre territoire.
Je souhaite bonne chance au plan du Conseil départemental à travers le syndicat mixte ainsi qu'aux initiatives intercommunales.
Par ailleurs, le Groupe la Poste, avec la création des Maisons de service public à Dabo et Alberstroff, permettra d'apporter des relais locaux à différents organismes, à travers, par exemple, des bornes internet et des permanences.
Cette initiative est à saluer.

Philippe Leroy, Sénateur de la Moselle