La traditionnelle foire de printemps de Dieuze accueille chaque année des centaines d'habitants du Saulnois. Une belle occasion pour les candidats aux élections départementales de rencontrer leurs électeurs. 

Ainsi ce matin on a pu voir les équipes du Front de gauche d'Estelle Gallot et Emmanuel Grandjean, de la Majorité Départementale de Jeannine Berviller et Fernand Lormant, d' Annette Jost et Alain Pattar et de Naïla Hennard et Didier Conte distribuer leur tracts et discuter de leur programme avec les passants.

 

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lormantbervillerL'équipe de la Majorité départementale emmenée par Jeannine Berviller et Fernand Lormant a répondu au questionnaire envoyé par Grain de sel.

Voici leurs réponses :

1) Jusqu'à présent il y avait cinq cantons et on ne sentait pas vraiment d'osmose entre les différents acteurs de ce territoire. La CCS a obligé les politiques à travailler ensemble. La réforme territoriale entérine la situation. Comment fédérer Le Saulnois, lui donner un élan commun ?
Quid des sept communes du Pays messin ?

On ne peut fédérer qu’au travers de projets et d’ambitions partagés. Le nouveau canton du Saulnois est la plus vaste de la Moselle (près de 1 000 km2) et regroupe 135 communes. La mise en place du FTTH selon le modèle proposé aujourd’hui grâce au Président Weiten est un exemple de projet à destination de l’ensemble du territoire. Fédérer, c’est également se respecter mutuellement. Nous défendrons de la même façon chaque commune du territoire. Être maire d’une commune bourg-centre induit un devoir de responsabilité et de solidarité vis-à-vis des plus petites communes. C’est un tout : les unes ont besoin des autres et réciproquement. Les sept communes du Pays messin sont bien malheureuses du nouveau découpage qui n’a tenu compte que du critère démographique et nous comprenons leur désappointement. Elles présentent elles aussi leurs spécificités que nous défendrons avec la même énergie et la même détermination.


2) Si vous êtes élus, comment allez vous défendre le Saulnois au Conseil Départemental ?

Les dossiers des communes seront montés au plus près du terrain, en mairie, en lien étroit avec les élus. Nous prendrons une position commune pour chaque dossier et nous les défendrons ensemble à l’Assemblée Départementale. Nous avons l’avantage d’être tous les deux conseillers généraux sortants et ainsi de maîtriser les circuits administratifs du Département et de posséder un solide réseau. Nos remplaçants seront des relais précieux sur le terrain pour faire remonter les attentes exprimées et nous accompagner dans l’action. Nous collaborerons naturellement tous les quatre pendant les six années à venir pour assurer la meilleure proximité possible.


3) Quelles sont les grands axes de votre programme ? Les priorités ?

La première des priorités, c’est l’EMPLOI. On ne peut pas maintenir de population sans emploi. L’investissement dans des équipements d’avenir comme le FTTH est la seconde de notre priorité. Nous nous battrons également pour la préservation des services à la population, pour le bien-vivre ensemble sur le territoire. La défense de l’éducation, de la ruralité, des petites communes, de l’agriculture, du dynamisme associatif et touristique, la sécurité, … sont autant de préoccupations que nous partageons aussi.


4) Le CG a décidé de fermer les sites Moselle passion pendant 5 mois l'an prochain. Les musées de Marsal, Vic et le Domaine du Lindre sont concernés. Les scolaires qui bénéficiaient de la gratuité paieront l'an prochain l'entrée au musée. Que pensez-vous de ces mesures ?

Nous avons soutenu le maire de Vic-sur-Seille dans sa réaction vis-à-vis de la fermeture pendant 3 mois du Musée Georges de la Tour cet hiver. Il a parfaitement exposé les bons arguments au Président Weiten sur ce sujet. Ces choix ont été engagés à titre expérimental. Nous n’y sommes pas favorables et attendons que nous soit présenté le bilan des économies réellement réalisées sur cette période.


5) Le conseil départemental finance les transports scolaires et permet d'acheminer les élèves dans les écoles rurales du département. De nombreux RPI sont mis en difficulté par les velléités de scission de certains de ces membres. (RPI de Donnelay, Guéblange Gelucourt, Ley, Bezange, Tarquimpol, Moncourt, Juvelize, Lezey, RPI de Moyenvic, Marsal, Haraucourt, Blanche-Eglise, Saint-Médard, Mulcey, RPI d'Aulnois)
Quelle est votre position face aux problèmes que rencontrent les écoles rurales ?

Nous sommes confrontés à une baisse des effectifs scolaires depuis plusieurs années. Cette situation peut faire naître des difficultés pour certains RPI. Il nous appartiendra de les accompagner au mieux dans leurs réflexions et leurs évolutions éventuelles, sur la base et le respect de leur choix.


6) 135 communes à écouter, aider financièrement, conseiller, concrètement quelle sera votre organisation pour communiquer avec les localités du canton ?

Nous nous engageons à répondre à toute sollicitation mail dans les 24h. Nous serons également facilement joignables par téléphone. Nous rendrons compte régulièrement de notre action et nous adresserons chaque année aux maires un questionnaire de satisfaction afin d’améliorer ce qui devra l’être. Nous instruirons les dossiers des communes dans leur mairie en lien étroit avec les élus. Nous nous appuierons également sur nos deux remplaçants qui seront des relais précieux sur le terrain pour faire remonter les attentes exprimées et nous accompagner dans l’action. Enfin, des permanences seront mises en place afin de couvrir l’ensemble du territoire et de rencontrer chacun de nos concitoyens qui en fera la demande.


7) Comment envisagez-vous alors vos relations avec la CCS ?

Nous serons des relais précieux et des accélérateurs au niveau départemental des projets portés par la CCS et la CC du SUD MESSIN. Le monde rural va être moins bien représenté au niveau de l’assemblée départementale. A un moment de restriction des financements publics, il faudra des élus capables de se faire entendre des hautes instances pour bénéficier favorablement de certains arbitrages budgétaires au niveau départemental.


8) Comment collaborer avec les départements voisins ?

Nous devons reprendre le dialogue avec nos homologues dès le lendemain des élections. Certains sujets nous tiennent à cœur comme le désenclavement routier vers Nancy. Les collaborations réussies tiendront à des opportunités partagées, à des projets communs pouvant être portés ensemble, en matière de culture et de tourisme par exemple.

conte2Les candidats aux élections départementales nous envoient leurs réponses au questionnaire préparé par Grain de sel pour ce scrutin local.  Voici celles du binôme emmené par le maire de Dalhain Didier Conte pour le Mouvement Debout la France :

 

1) Jusqu'à présent il y avait cinq cantons et on ne sentait pas vraiment d'osmose entre les différents acteurs de ce territoire. La CCS a obligé les politiques à travailler ensemble. La réforme territoriale entérine  la situation. Comment fédérer Le Saulnois, lui donner un élan commun ?
Quid des sept communes du Pays messin ?
Nous avons la chance que l’identité du Saulnois ne soit pas remise en question par la population des cinq anciens cantons qui le composent, ni même par les 7 communes du canton de Verny qui nous rejoignent et avec qui nous travaillons déjà.
La réforme territoriale nous sera bénéfique à condition d’éviter que les nouveaux acteurs politiques ne prêchent par réflexe que pour leur ancien canton.
Cela suppose une vision d'ensemble qui servira l’intérêt de tous.
Il faut oser changer les acteurs politiques, c'est la clé de la prospérité et de l’élan fédérateur tant attendu par notre beau territoire.
 
2) Si vous êtes élus, comment allez vous défendre le Saulnois au Conseil Départemental ?
 Il s agit de promouvoir nos atouts en développant une véritable notion de « Pays » du SAULNOIS et par ce biais non seulement nous parlerons d'une seule voix devant nos instances départementales mais nous mettrons aussi fin à la guerre des égos qui en ont fait la risée du département et de ce fait nous apporterons une efficacité jamais atteinte par le passé.
 
3) Quelles sont les grands axes de votre programme ? Les priorités ?
Les subventions ou aides ne sont rien d'autres que nos impôts. Une gestion rigoureuse des deniers publics s'impose. Nous voulons préparer demain avec une autre conception de la vie politique et dans la mesure où la force de l’élu départemental se trouve quintuplée, nous userons de cette force pour provoquer un sursaut pour l’aménagement du territoire et trouver un nouvel équilibre entre la vie urbaine et rurale.
En raison de la crise et du coût de la vie quotidienne, de nombreux ménages songent à revenir dans les villages, préparons-nous à les accueillir, en améliorant les services communs, les accueils médicaux, les services scolaires et les maisons de retraite... sans omettre de garder voir conserver les acquis positifs et nécessaires à la vie quotidienne.
 
4) Le CG a décidé de fermer les sites Moselle passion pendant 5 mois l'an prochain. Les musées de Marsal, Vic et le Domaine du Lindre sont concernés. Les scolaires qui bénéficiaient de la gratuité paieront l'an  prochain l'entrée au musée. Que pensez-vous de ces mesures ?
Aucune activité culturelle n'est réellement rentable financièrement. Ce qui peut être justifié en matière de sites touristiques ne se justifie pas forcement pour un site culturel.
Dans ce choix politique effectué par le CG , on ne mesure pas l’économie réel à long terme car il existe un risque de désintérêt pur et simple et progressif pour nos sites à vocation cultutelle et c'est dommage. L’accueil de groupe devrait être maintenu toute l’année et à défaut de la gratuite pour les scolaires, un tarif adéquat serait le bienvenu comme dans le programme des classes découvertes
Ce n’est pas sans présumer les dommages collatéraux auprès de ses sites qui apportaient une contribution économique supplémentaire.

 5) Le conseil départemental finance les transports scolaires et permet d'acheminer les élèves dans les écoles rurales du département. De nombreux RPI sont mis en difficulté par les velléités de scission de certains de ces membres. (RPI de Donnelay, Guéblange Gelucourt, Ley, Bezange, Tarquimpol, Moncourt, Juvelize, Lezey, RPI de Moyenvic, Marsal, Haraucourt, Blanche-Eglise, Saint-Médard, Mulcey, RPI d'Aulnois)
Quelle est votre position face aux problèmes que rencontrent les écoles rurales ?
La complexité de gestion et les coûts engendrés par les périscolaires font de ces écoles des frais importants à combler.
Les regroupements et les fréquentations plus nombreuses de ces RPI demanderont une gestion plus large et plus stricte pour pouvoir réduire les frais de fonctionnement et ainsi réduire les charges de nos citoyens.
Cette réduction ne se fera pas sans douleur pour les citoyens qui verront disparaitre leur école au profit d’une structure plus viable économiquement et gérer sans doute par une autre personne qu’un des élus locaux.
Mais doit-on pérenniser nos écoles au lieu de privilégier la qualité de l’enseignement et l’optimisation de nos structures.
 
6) 135 communes à écouter, aider financièrement, conseiller, concrètement quelle sera votre organisation pour communiquer avec les localités du canton ?
L'efficacité et la compétence ne se mesure pas en fonction des mains serrées ou communes arpentées
Mais reposent essentiellement sur les décisions de bon sens prises dans l’intérêt général avec la collaboration de toutes les bonnes volontés qui émanent aussi bien des citoyens, des élus locaux que du monde associatif dont l'aide de chacun est forcement précieuse.
Maire et Vice-président du Syndicat scolaire, j'ai l’expérience de la communication je reste convaincu que la vision objective et la disponibilité de mon binôme vous seront bénéfique.
Sachez que nous sommes prêts à servir nos 135 communes, utilisons également les nouveaux moyens de communication, apprenons ensemble à les utiliser, plutôt que de les imposer
(visioconférence plutôt que des déplacements, pourrait faire gagner du temps et optimiser les journées de travail).

  7) Comment envisagez-vous alors vos relations avec la CCS ?
La communauté de communes reprend un grand nombre de compétences aux communes,
Elle devra être aidée dans ses décisions d’investissement et de projet de territoire puisqu’elle sera le choix des opinions de l’ensemble des 135 communes du canton du Saulnois.

8) Comment collaborer avec les départements voisins ? 
Cette collaboration existe de faite par le biais des instances régionales,
Il y a juste a changer les mauvaises habitudes
Car la concurrence entre les départements sont sources de gaspillages

annetteequipeIls parcourent eux aussi le Saulnois en long en large et en travers depuis un mois à la rencontre des habitants pour tenter de les convaincre de leur faire confiance à l'occasion de ces élections départementales.

L'équipe composée d'Annette Jost et Alain Pattar, les titulaires, Marie-Thérèse Barbier et Thierry Chateaux, les remplaçants, multiplient les réunions publiques avant le premier tour de scrutin qui se déroulera, rappelons-le, dimanche 22 mars.

Ce mardi, les candidats étaient à Bourdonnay où ils présentaient leur programme pour le Saulnois.

Après une présentation individuelle par chacun des candidats, Alain Pattar, conseiller général sortant a évoqué le nouveau mode de scrutin, parlé des compétences du Conseil départemental et du budget qui permettrait d'exécuter les décisions prises par les futurs élus départementaux.

Il a ensuite donné les grands axes de la politique que son équipe mènera si elle est choisie par les citoyens du Saulnois : maintien de structures d'accueil pour les personnes âgées, équipement des collèges, actions de prévention contre la délinquance, action pour le maintien des gendarmeries, soutien des projets portés par les communes, soutien aux petits artisans et commerçants plutôt que les grosses usines (10 petites entreprises de 10 employés plustôt qu'une usine de 100 ouvriers), entretien des routes du Saulnois, travail avec les associations culturelles et sportives. 

 Annette Jost a ensuite insisté sur la philosophie qui guide son équipe basée sur l'écoute, la collaboration et le respect de tous sur l'ensemble du territoire. Le Saulnois s'endort alors qu'il regorge de talents, de richesses. Il faut le sortir de sa léthargie. Les rencontres faites depuis un mois prouvent qu'il existe de nombreux projets solides partout sur le territoire. Malheureusement les volontés dispersées poussaient certains à défendre leur pré-carré. Pour l'équipe d'Alain Pattar et Annette Jost cette époque est révolue et il faut mutualiser les forces, les compétence. Le Saulnois s'en sortira si il est uni. 

Le Conseiller départemental doit être fédérateur. Il est primordial d'être cohérents pour défendre la ruralité au sein des instances départementales. La disparition annoncée des petites communes n'est pas une fatalité pour Annette Jost et son équipe. Et ils comptent bien se battre une fois élus pour défendre le Saulnois. 

Les réunions publiques :

jeudi 19 mars, 18h30, salle polyvalente, Château-Salins

vendredi  20 mars, 18h30, salle Saint-germain, Delme

samedi 21 mars, 18h30, salle de la Délivrance, Dieuze

 

 

logo nationalLes candidats du PS aux élections départementales, Olivia Chaponet et Rémy Hamant ont répondu au questionnaire que nous leur avons envoyé. Voici les réponses reçues ce soir dans leur intégralité : 

1) Jusqu'à présent il y avait cinq cantons et on ne sentait pas vraiment d'osmose entre les différents acteurs de ce territoire. La CCS a obligé les politiques à travailler ensemble. La réforme territoriale entérine la situation. Comment fédérer Le Saulnois, lui donner un élan commun ?
Quid des sept communes du Pays messin ?
En élaborant un projet de territoire mobilisant non seulement les élus mais aussi les forces vives (socio-économique, associatives, agricoles, …). Il serait souhaitable de travailler avec les territoires voisins pour mettre plus de cohérence dans les projets de développement et les services à rendre aux habitants.

2) Si vous êtes élus, comment allez vous défendre le Saulnois au Conseil Départemental ?
La priorité, c'est l'ensemble de la population qui mérite une meilleure organisation des services départementaux. La défense de la ruralité ne se fait pas au détriment des métropoles mais en complémentarité avec elles.

3) Quelles sont les grands axes de votre programme ? Les priorités ?
- Garantir à tous l'égalité d'accès aux services : administrations, éducation, santé, culture, …
- Les missions de solidarité : gestion et accompagnement du RSA, autonomie des personnes, accompagnement des personnes handicapées, …
- Ingénierie territoriale : communes et communautés de communes

4) Le CG a décidé de fermer les sites Moselle passion pendant 5 mois l'an prochain. Les musées de Marsal, Vic et le Domaine du Lindre sont concernés. Les scolaires qui bénéficiaient de la gratuité paieront l'an prochain l'entrée au musée. Que pensez-vous de ces mesures ?
Nous devons redonner vie à ces sites en accueillant les scolaires pendant la saison hivernale. Une médiation spécifique peut alors être imaginée pour créer les conditions d'une vraie rencontre entre les enfants et la culture. La gratuité doit être maintenue dans les musées pour tous les scolaires.

5) Le conseil départemental finance les transports scolaires et permet d'acheminer les élèves dans les écoles rurales du département. De nombreux RPI sont mis en difficulté par les velléités de scission de certains de ces membres. (RPI de Donnelay, Guéblange Gelucourt, Ley, Bezange, Tarquimpol, Moncourt, Juvelize, Lezey, RPI de Moyenvic, Marsal, Haraucourt, Blanche-Eglise, Saint-Médard, Mulcey, RPI d'Aulnois)
Quelle est votre position face aux problèmes que rencontrent les écoles rurales ?
Les écoles sont sous la responsabilité des communes. Le Département ne peut pas se substituer à ces dernières mais peut accompagner les projets des écoles - surtout s'ils sont pertinents, innovants et lorsque les objectifs sont bien définis.
Dans le cas de difficultés entre les membres d'un RPI, le Département n'a pas à intervenir sauf à réaffirmer les règles qui s'appliquent à tous : lorsqu'une commune veut quitter un regroupement, la majorité des communes de ce regroupement doit donner son accord.

6) 135 communes à écouter, aider financièrement, conseiller, concrètement quelle sera votre organisation pour communiquer avec les localités du canton ?
Nous ne souhaitons pas uniquement communiquer avec les communes. Nous pensons vraiment que les habitants et les forces vives de notre territoire doivent être consultés. La mise en place d'un site internet facilitera cette communication.

7) Comment envisagez-vous alors vos relations avec la CCS ?
Il serait souhaitable que les élus départementaux soient invités à assister aux bureaux et aux conseils communautaires. Par ailleurs, cette assemblée est souveraine et doit assumer ses décisions.

8) Comment collaborer avec les départements voisins ?
Le Département doit s'inscrire dans un travail collectif avec les autres collectivités territoriales (Métropoles, Région, Etat, Europe) et pas simplement avec les Départements voisins.