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En 2018, Dieuze lançait en collaboration avec Alexis Grand Est, l'opération "Commerce à l'essai" pour tenter de redynamiser un centre ville qui voyait disparaître un à un les commerçants de l'ancienne cité du sel.

En trois ans, six entrepreneurs se sont lancés dans l'aventure bénéficiant des avantages financiers liés à ces mesures.

Alors l'autre bourg centre du Saulnois, Château-Salins, qui vit une situation économique tout aussi difficile que sa voisine dieuzoise tente le même pari en se lançant également avec la société Alexis Grand Est.

Deux locaux sont ainsi proposés (ancienne pizzéria Tony et les anciens bureaux du Républicain Lorrain).

Pour les porteurs de projets intéressés, contactez Marion Girard, 07 86 34 50 95 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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A Dieuze, on aime présenter avec fierté ses hommes célèbres. Charpentier, Friant, About, Hermite, les quatre académiciens, sont autant d'étendards brandis ici et là comme preuve historique du riche terreau culturel local.

Mais curieusement, une autre célébrité n'apparaît pas dans le récit officiel de la petite bourgade du Saulnois. Ici pas de rue ou de cité scolaire à son nom comme ses illustres contemporains,   Arthur Arnould est pourtant né à Dieuze le 17 avril 1833 et il a joué un rôle de premier plan dans l'histoire de France. Mais cette histoire on ne la raconte pas ! C'est celle de la Commune de Paris !

Cette année heureusement, ce passage incroyable de notre histoire est revenu sur le devant de la scène à l'occasion du 150ème anniversaire de ces soixante-et-onze jours qui ébranlèrent le pays, du 18 mars au 28 mai 1871. Une belle occasion pour réhabiliter ce Dieuzois, écrivain, journaliste, membre du Conseil de la Commune de Paris.

On a retrouvé sur la toile, sur le site du Cercle About, un texte qui présente l'histoire de ce Dieuzois prestigieux, ami de Jules Valles, dont vous pouvez lire ici un large extrait :

".....Arthur fait de bonnes études. Il se fixe à Paris en 1850 et suit, peu de temps, des cours à la Faculté de médecine qu'il délaisse pour un emploi à la préfecture de la Seine. Dès 1851, année où il fait la connaissance de l'écrivain Jules Vallès, il se met en ménage avec Jeanne MATTHEY, ouvrière corsetière. A cette époque Arthur Arnould, est déjà un révolutionnaire, un "Béret rouge". Avec quelques amis, ils organisent un "Comité de Jeunes", dont Vallès prend la présidence. La République est en danger. Le  2 décembre 1857, c'est le coup d'État de Napoléon.

La population ne réagit pas, malgré les appels au soulèvement de cinq jeunes révolutionnaires. Alors Arthur s'engage dans la littérature. Il publie "Contes Humoristiques" et "Les Trois Poètes". En 1861, il remplace son père décédé à la "Revue Nationale" et en 1864 fait éditer sous le pseudonyme d'Arthur de Guéblange : "Béranger. Ses amis, ses ennemis et ses critiques".Arthur Arnould 1871

Arnould s'affirme de plus en plus publiquement contre l'Empire. Il collabore avec tous les journaux républicains, ce qui lui vaut bon nombre de condamnations (septembre 1867, 16 octobre 1868, 16 mai 1869, 3 juillet 1869, 9 juillet 1869, 27 juillet 1869...).

Il écrit et publie aussi bien des pamphlets "Le Prêtre et l'Impôt", "Histoire de l'Inquisition" qu'une revue satirique "La Foire aux sottises".

Il rassemble ses articles parus dans "La Marseillaise" sous le titre "Une campagne à la Marseillaise", volume important pour la connaissance de l'époque, preuve de la maturité politique acquise par Arthur Arnould.

Le 1er juillet 1870, il lance "le Journal du Peuple", rapidement suspendu à la chute de l'Empire après les désastres militaires des armées françaises et l'emprisonnement de Napoléon III.

Arthur Arnould cesse toute activité journalistique et se consacre aux tâches d'adjoint à la mairie du IVe arrondissement de Paris où il est élu. L'armistice conclu par le gouvernement dit de Défense Nationale, il postule un siège à l'Assemblée Nationale le 8 février 1871 mais sans succès.

Membre du Comité des 20 arrondissements, Arnould signe le manifeste en faveur de la Commune. Le 26 mars, il est élu dans deux arrondissements (le IVe et le VIIIe), il opte pour le IVe. Dès les premières séances, il intervient en faveur de la publicité des débats, du vote à mains levées, de l'ouverture des séances au public, de la publication des procès-verbaux détaillés, argumentant que chaque élu doit rendre compte de ses positions et de ses actions.

De mars à avril, il siège à la Commission des Relations Extérieures, ensuite à celle des Subsistances. A partir du 1er mai, il prend en charge le "Journal Officiel". Arthur Arnould vote contre l'institution du Comité de Salut Public ; avec les autres opposants au Comité, ils instituent la Minorité et s'opposent au centralisme et à l'autoritarisme. Arthur mène une campagne avec de plus en plus de véhémence pour la publicité des débats. Il déclare : "Nous devons être responsables personnellement de nos actes et de nos paroles ; il faut que nos électeurs qui sont nos juges et nos maîtres les connaissent".

Le 15 mai, il signe le manifeste de la Minorité, qui accuse la Commune "d'avoir abdiqué son pouvoir entre les mains d'une dictature à laquelle elle a donné le nom de Salut Public".

Le 21 mai, vers 15 heures, les Versaillais entrent dans Paris. A ce moment, il n'est plus question que de se battre.

Arthur aurait-il cherché à se cacher prématurément, comme il en a été accusé ? Chargé de missions aux Batignolles, en cours de route, il est inopinément coupé de toute retraite et se réfugie à l'arrière d'une boutique de pharmacien pendant deux jours ; il est ensuite recueilli par un prêtre chez lequel il reste caché pendant deux mois. Ce dernier le conduit ensuite en Suisse jusqu'à Genève où sa femme et sa mère le rejoindront plus tard.
Les hommes de la CommuneCependant la police versaillaise le recherche.
Une fiche de police stipule "Arthur Arnould s'est montré pendant le mouvement insurrectionnel un partisan acharné de la résistance, en conséquence, nous sommes d'avis d'ordonner la mise en jugement du dénommé :

1°) d'avoir excité à la guerre civile

2°) d'avoir exercé un commandement dans les bandes armées".

Le 30 novembre 1872, le Conseil de Guerre condamne Arnould, par contumace, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
A Genève, ils vivent mal, avec pour seul revenu la pension de sa mère.
Arthur travaille à la rédaction de "Paris et la Commune" et collabore au journal  "La Liberté de Bruxelles".
En 1873, il quitte seul la Suisse et part pour l'Argentine où il ne reste qu'une année.
On sait peu de choses sur ce séjour, simplement que ses "affaires" n'ont pas été couronnées de succès.
A son retour, il publie des articles dans les journaux qui veulent bien accepter les écrits des proscrits.
En 1877, paraît "La Brésilienne" sous la signature Arthur MATTHEY, le nom de jeune fille de sa femme. Et c'est sous ce même pseudonyme que de 1878 à 1895, il se lance dans la littérature romanesque, avec plus de 40 romans populaires aux titres savoureux :

                                - L'Étang des soeurs grises (titre évocateur pour les Dieuzois)

                                - Le Pendu de la Baumette

                                - Le Drame de la Croix Rouge

                                - La Femme de Judas

                                - La Vierge Veuve....

Le 10 juillet 1880, l'Amnistie des Communards est décrétée. Aussitôt, Arthur Arnould, rentre en France. Après un essai dans la presse politique, il reprend sa plume de romancier.
Sa femme décède. Il rencontre Madame Delphine de Cool, artiste peintre, spécialisée en peinture vitrifiable sur porcelaine, avec laquelle il refait sa vie.
En sa compagnie, il adhère au mouvement théosophique et devient l'éditeur du "Lotus Bleu", organe de la secte.
Arthur Arnould est élu président de la branche française de la Société Théosophique et publie, quelques mois avant sa mort, une brochure de 72 pages "Les Croyances Fondamentales du Bouddhisme".
Il décède à Paris en novembre 1895."

 De nombreux d'Arthur Arnould sont disponibles sur le site de la Bibliothèque Nationale de France Gallica

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Petits poissons deviendront grands !

5 000 brochets à vésicules résorbées provenant de la Pisciculture de Lindre ont été introduits dans la Seille à Vic Sur Seille et autant sur la petite Seille et la Seille à Château-Salins.alevinsbrochet2

Ils sont offerts par la Fédération Départementale de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de Moselle.

Le Président de la Fédération Départementale, Gilles KRÄHENBÜHL, précise que c’est une opération départementale qui concerne tous les cours d’eau gérés par une AAPPMA. (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique)

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Une façon de compenser les restrictions de pêche en 2020 liées au contexte sanitaire. Au total 175 000 alevins de brochets et des truitelles ont été introduits dans les eaux libres des 52 AAPPMA de Moselle pour un montant de 15 000€.



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Le peintre anglo-castelsalinois Wayne Sleeth, qui jouit d'une belle petite renommée dans la région va très certainement accroître sa popularité avec l'exposition sur la cathédrale de Metz qui aura attiré quelques spectateurs dans la chapelle Saint Glossaindre à Metz mais surtout avec ce livre qui regroupe les 31 toiles qui composaient cette exposition intitulé " Les Cathédrales de Metz"

Ce livre en souscription sur le site Ulule est ainsi présenté  :

Quand un artiste anglais de renom et plusieurs fois primé tombe amoureux de la cathédrale de Metz, cela conduit, au moment où nous fêtons les 800 ans de cette cathédrale gothique, à une production de 31 toiles de toutes dimensions dans un style impressionniste revisité.

A la suite de son maître Claude Monet, Wayne Sleeth joue avec les lumières et les ombres, avec les reflets et les textures, et utilise des techniques artistiques contemporaines, alliant la peinture à la bombe de street art, le collage ou l’utilisation de poussières de marbres, de cendres, etc.

Ce livre regroupe donc de façon inédite les 31 toiles de la cathédrale de Metz signées par Wayne Sleeth, ainsi qu’une trentaine de pola-paintings, ces photos polaroids de la cathédrale qu’il a retravaillées à sa façon.
Il s’accompagne d’une présentation de l’artiste par le journaliste Vianney Huguenot, un article de fond du critique d’art Christian Schmitt et d’une réflexion sur la beauté dans les toiles de Wayne Sleeth par Géraldine Caps.
L’ouvrage est préfacé par monseigneur Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz.

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Les Marsalais se demandent s'ils auront un jour un maire !

Alors qu'ils devaient se rendre aux urnes dimanche prochain pour choisir le 11ème conseiller municipal et compléter ainsi l'assemblée communale qui choisira le maire, on apprend, qu'en raison de la crise sanitaire, la tenue du scrutin est....reportée au 30 mai ! 

Les Marsalais sont appelés aux urnes en raison de la démission du maire Thomas Maurice-Seingeot l'été dernier. 

On attendra donc encore un peu pour connaître le futur premier magistrat ou première magistrate marsalais. 

Pour mémoire les candidats pour le dernier fauteuil de conseiller sont : Brigitte Rémillon, Michel Rémillon et Fabrice Bouras.