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En pleine crise sanitaire, on aurait aimé briser la morosité ambiante par quelques bonnes nouvelles mais celle-là ne va pas améliorer le moral des habitants du Saulnois.

On a appris récemment que les élections départementales avaient été reportées en raison de la crise sanitaire. Initialement prévues en mars, elles auront lieu finalement les 13 et 20 juin. Ce qui signifie que Patrick Weiten, président de la Moselle, va rester en poste au moins jusqu'au début de l'été.

Une mauvaise nouvelle pour le Saulnois (on a expliqué pourquoi dans un précédent article) qui va attendre fébrilement qui seront les futurs candidats pour représenter le territoire au Conseil départemental.

Dans le Saulnois les conseillers départementaux sortants (Jeannine Berviller et Fernand Lormant) n'ont pas annoncé encore leurs intentions. Ce que l'on sait seulement, c'est qu'ils étaient dans la majorité présidentielle. On vous tient au courant dès qu'on en sait davantage.

 

violencesfemmesEn 2019,146 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint en France. Parmi elles, 17 habitaient le Grand Est et 5 étaient mosellanes.

Face à ce fléau inacceptable et puni par la loi, qui touche toutes les couches de la population et toutes les zones géographiques, des associations viennent en aide aux victimes dans les situations de détresse. C'est le cas de l'AIEM (Association d'Information et d'Entraide mosellane) qui a mis en place récemment à Dieuze le dispositif Inform'elles.

Des intervenantes sociales assurent ainsi des permanences dans la cité des Académiciens, le 4ème jeudi du mois pour parler, être entendue, s'informer, être accompagnée, gratuitement et en toute confidentialité. Les violences conjugales peuvent être de différents ordres : violences physiques, violences verbales, violences psychologiques, violences sexuelles, violences économiques.

Le Saulnois est évidemment touché comme les autres territoires et le premier adjoint de la ville de Dieuze, Michel Hamant, à l'origine de cette permanence à Dieuze confie que quatre cas sérieux ont été recensés depuis son arrivée à la tête de la ville en mars 2020. informelles

Si des hommes subissaient également les coups d'une partenaire violente ils seraient également accueillis par Inform'elles.

Pour contacter le service, composez le 03 87 35 05 64 et dites : "permancence Dieuze". Des échanges par mail ou texto sont également envisageables.

En cas d'urgence

Au moment des violences

Appelez le :

    3919

    17 ou le 112 depuis un portable

    Le 18 (pompiers)

    Le 15 urgences médicales

    Le 115 pour un hébergement d’urgence

​Et après ​

​Contactez Inform'elles

    Signalez les faits à la police ou à la gendarmerie

    Demandez un certificat médical à votre médecin ou aux UMJ (unité médico judiciaire) pour attester des violences subies.

    Vous pouvez faire des photos de vos blessures

    Recueillez des témoignages. Les violences conjugales se déroulent très souvent dans le secret du privé, mais des parents, amis, voisins, collègues peuvent avoir été témoins d’épisodes violents ou avoir constaté les conséquences de violences. Ils peuvent alors témoigner de ce qu’ils ont vu, entendu ou constaté. (Les témoignages par écrit doivent être datés, signés et accompagnés d’une photocopie de la pièce d’identité du témoin).

 

marthilleChaque année c'est la même rengaine  ! A pareille époque, l'Education Nationale annonce les fermetures et ouvertures de classes pour la rentrée suivante. Et à chaque fois on tremble pour nos petites écoles de village aux effectifs réduits. Car les effectifs réduits dans les classes des petits villages ça donne des boutons à notre ministre de l'Education Nationale et à tous ses sbires (recteurs et inspecteurs) qui viennent nous expliquer qu'on peut travailler correctement lorsqu'on compte trente bambins dans la même classe.

Mais ce sont les mêmes spécialistes de pédagogie qui prônent les dédoublement de classe au Cp et Ce1 dans les zones d'éducation prioritaires en expliquant que moins il y a d'enfants mieux ils travaillent. Nos éminents spécialistes seraient-ils schizophrénie ?

En tout  cas dans le Saulnois, on ferme une classe à Marthille, à Dieuze, à Aulnois et à Château-Salins.

On aurait même pu en fermer davantage si quelques maires résistants n'avaient répondu par la négative aux propositions répétées du DASEN (le grand chef en Moselle de l'Education nationale) leur demandant de réfléchir à la disparition pure et simple de leurs regroupements pédagogiques. 

Ainsi, les maires du Regroupement des Bords de Seille (Marsal, Moyenvic, Saint Médard, Blanche-Eglise, Mulcey et Haraucourt) ont refusé de voir leur organisation éclater en envoyant les élèves à Vic, Château-Salins ou Dieuze comme on le leur suggérait dans un courrier explicite où on leur dit en substance :

vos effectifs sont très faibles, il faut rompre l'isolement des enseignants, rapprochez vous des communes voisines pour le bien de la collectivité, on n'a pas assez d'argent, les communes doivent être solidaires, les élèves seront plus en sécurité... bref un argumentaire indéfendable aussi ridicule que mensonger que les maires de ces six villages n'ont heureusement pas écouté. Mais jusqu'à quand ?

Car la pression est chaque année un peu plus forte sur ces élus locaux qui entendent qu'à Dieuze ou à Vic de gros groupes scolaires vont être construits. Les maires de ces centres bourgs souhaiteront on l'imagine remplir ces supers écoles en proposant des frais de scolarité moins élevés que ce qu'ils sont actuellement dans les regroupements pédagogiques 

On espère donc qu'ils seront assez nombreux pour résister à la tentation en considérant comme ils font aujourd'hui dans ces six villages que :

les petits effectifs permettent un bien meilleur apprentissage, si les enseignants sont isolés c'est parce que l'inspecteur a fermé des classes, la solidarité entre les communes doit jouer des gros bourgs vers les petits villages et non l'inverse, l'argent on en trouve, les écoles de ce regroupement viennent par exemple de recevoir une dotation de l'Etat pour un équipement informatique conséquent, la sécurité des élèves est bien mieux assurée dans une petite école que dans un gros groupe scolaire...etc, etc

 

eaudieuzeC'est l'arlésienne...du Saulnois !

Depuis bientôt 20 ans on entend parler de cette fameuse usine d'eau qui doit venir s'installer à Dieuze sur la zone industrielle route de Vergaville. Tout est prêt, le terrain, le forage et surtout la motivation d'élus qui imaginent les millions de bouteilles estamplillées "eau de Dieuze" quitter le Saulnois vers le monde entier. Ils ont déjà dépensé beaucoup de temps et d'argent pour attirer les industriels plus ou moins sérieux sur le site avec comme arrière-pensée les énormes retombées financières (environ 800 000 € par an) qui pourraient ruisseler sur leur cité et les nombreux emplois créés.

On était même prêt à reconstruire une voie ferrée entre Dieuze et Morhange pour convoyer les palettes d'eau minérale qui sortiraient de la fameuse usine.

Mais à force de voir passer les projets depuis 2004 sans qu'aucun n'aboutisse, les Dieuzois ne croyaient plus vraiment dans cette histoire d'usine d'eau. Mieux le sujet était le plus souvent tourné en dérision. (un petit historique sur Juvelize.com)

On pensait qu'après le départ de l'ancien maire Fernand Lormant, fervent promoteur du projet, le dossier allait être classé. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsqu'en janvier dernier on entendait de nouveau parler de la fameuse usine d'eau de Dieuze. Le nouveau premier magistrat avait rouvert le dossier. Le nouveau porteur du projet ? Une filiale du groupe de la grande distribution Leclerc qui comptait exploiter l'eau de source de Dieuze avec l'appellation "eau de montagne". Chacun sait que Dieuze ne se trouve pas en montagne mais à priori pas du côté de la grande distribution où on est capable de faire avaler pas mal de couleuvres à des consommateurs hypnotisés par des spots de pub aussi stupides que mensongers. 

Mais la loi impose aux exploitants d'eau de source qui veulent apposer l'indication "eau de montagne" sur leurs bouteilles que la localité d'où est extrait le précieux breuvage soit située à une altitude d'au moins...600 mètres. Sans l'appellation "Eau de montagne" Leclerc ne viendra pas !

On ne sait pas si cette histoire est maintenant terminée ou si quelqu'un écrira un autre chapitre à cette Arlésienne made in Saulnois. En attendant on peut toujours relire Alphonse Daudet et son Arlésienne dans Les Lettres de mon Moulin, écouter l'adaptation musicale qu'en a faite Georges Bizet, ou admirer les peintures de Van Gogh et Picasso qui ont imaginé cette belle provençale invisible.

 

 

Election presidentielle 2007Depuis août dernier et la démission du maire de Marsal, quelques semaines seulement après son élection, l'ancienne cité du sel attend son nouveau chef. Mais la crise sanitaire que l'on traverse ne facilite pas l'organisation de la vie démocratique. 

En tout cas, au niveau de l'Etat, on ne semblait pas vraiment pressé de trouver un remplaçant à Thomas Maurice-Seingeot. Sur le terrain pourtant tout était prêt et le premier adjoint, Pierre Gérard, qui assure l'intérim depuis août dernier, avait même organisé le scrutin en novembre qui fut finalement annulé au tout dernier moment par le ministère de l'Intérieur.

Et comme la crise du coronavirus ne semble pas prête de s'arrêter, on se demandait même si Marsal aurait un jour un maire !

Mais, bonne nouvelle aujourd'hui, on apprend que les élections municipales partielles pourront avoir lieu les 11 et 18 avril prochains.

Les électeurs sont donc appelés à voter pour un seul conseiller. Le conseil municipal ,qui sera alors au complet, choisira au final sa ou son maire.

A moins d'un énième revirement gouvernemental, la vie démocratique "normale" pourra alors reprendre à Marsal.

A l'automne dernier, trois candidats s'étaient déclarés : Fabrice Bouras, Brigitte Rémillon et Michel Rémillon.