1945L'affaire de l'appropriation du mot "républicain" par Nicolas Sarkozy et son parti de l'UMP rebondit !

Sous l'impulsion d'une centaine de citoyens, dont un enseignant du Saulnois, Joël Heirman, un recours en justice contre cet accaparement de la marque par l'UMP  a été déposé et sera examiné vendredi 22 mai à 13h30. Voir l'article sur Grain de sel du 10 mai 

Notre professeur vicois était ce soir interviewé au 19.45 sur M6 dans un reportage que vous pouvez retrouver sur Grain de sel en cliquant sur la vignette ci-dessous. A voir également, ce dimanche matin, Joël Heirman qui explique cette action dans la presse régionale  (Est Républicain et Républicain Lorrain): 

 

 

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repu1Pour rafraîchir l'image de leur parti, les dirigeants de l'UMP, Nicolas Sarkozy en tête, proposent le nom : les Républicains.
Marque déposée, militants bientôt concertés, logo dessiné, l'affaire semble pliée.


Mais dans tout le pays, de nombreuses voix se font entendre contre cette appropriation qui ressemble à un hold up sémantique en bonne et due forme selon des avocats, des intellectuels, des Résistants, des journalistes, des historiens, des citoyens qui sont plus de douze mille à avoir signé la pétition qui circule sur le Net. Une action judiciaire en nullité a même été entamée.repu2


Un des premiers à s'insurger contre cet accaparement est un enseignant du Saulnois, Joël Heirman, domicilié à Vic sur Seille, qui a cosigné une tribune publiée le 5 mai dans le journal Libération. Avec Christophe Lèguevaques (avocat de la ville de Toulouse dans le dossier de l'usine AZF), Emmanuel Vinteuil et Pierre-Yves Schanen, il estime que laisser une telle opération se réaliser, ce serait risquer que les générations futures ne comprennent plus le sens des mots «République» et «républicains».

Pour le collectif récemment formé, la République est le régime qui nous permet de vivre ensemble. Elle cimente notre mémoire collective et nous appelle sans cesse à la vigilance et à l’action. Si le mot peut paraître usé, ou moins fort, des Français meurent encore aujourd’hui à son service, ou pour avoir porté ses idéaux. marianne

Et Christophe Lèguevaques d'ajouter : "Il est clair pour nous comme pour les requérants qu’il ne s’agit pas d’un combat de la gauche contre la droite, le problème est de déposer les Républicains tout court. Ce serait le Parti Républicain, les Républicains Indépendants ou le Rassemblements des Républicains, il n’y aurait aucun problème.

Mais là, aujourd’hui les républicains, ce sont tous les Français, si on se dit républicain on ne peut pas connaître vos opinions politiques, et là ça voudra dire qu’on est de droite»."

Pour ajouter une touche d'humour à cette affaire très sérieuse, Joël Heirman, notre citoyen du Saulnois très impliqué dans cette action et doué pour la caricature, réalise quelques illustrations qui permettent d'appréhender le sujet  sous un autre angle.

 

Voir aussi :

 

La tribune dans Libération, la pétition, le site, la page facebook et les dessins de Joël Heirman

 

 

francoisLes cérémonies du 8 mai rappellent, soixante-dix ans après, l'invraisemblable sacrifice humain du deuxième conflit mondial. 50 millions de morts civils, 25 millions chez les militaires. Un drame planétaire rappelé aujourd'hui dans les centaines de discours lus face aux monuments aux morts à des jeunes générations ébahies devant tant de violence. 

Les gerbes de fleurs, les hymnes nationaux, les pas lourds et empruntés des derniers vétérans et la présence d'un nombreux public sont autant de remparts aujourd'hui contre la haine, le racisme, l'intolérance, la bêtise qui agitent malheureusement, comme il y a soixante-dix ans, les cerveaux mal-en-point de certains de nos congénères.8mai

Ce matin à Dieuze, il y avait foule pour se souvenir. Les anciens combattants, les enfants des écoles, les élus, les chefs d'établissements scolaires, les militaires, les pompiers, gendarmes, les présidents d'association étaient rassemblés pour un hommage vibrant aux victimes de la deuxième guerre mondiale.

Messieurs Jardin (Président des Anciens combattants à Dieuze) et Bernard François (Premier adjoint au Maire) lurent deux discours forts et importants (voir les deux vidéos ci-dessous) à la population présente devant le monument aux morts de la cité des Académiciens. 

 

mobLa forte mobilisation (500 personnes) autour de l'avenir du centre hospitalier de Lorquin était à la mesure de l'inquiétude qui règne actuellement dans le milieu hospitalier en Moselle sud et lorsque Claude D'Harcourt, Directeur de l'ARS Lorraine (Agence régionale de santé) est arrivé sous les huées des manifestants, il a dû comprendre que les paroles prononcées aujourd'hui auraient de l'importance.

L'intersyndicale, le président de l'association de défense de l'höpital de Lorquin, les élus (maires, député, président de comcom, conseiller départemental) avaient au préalable dressé le tableau d'une situation très préoccupante après la fusion des centres de Jury et Lorquin devant le personnel de Lorquin ainsi que des délégations des centres hospitaliers de Metz, Sarrebourg, Jury, Sarreguemines et Dieuze. 

Le Directeur de l'ARS s'est ensuite entretenu séparément avec les élus, les syndicats et la presse. dharcourt

Lors de la réunion avec l'intersyndicale, il a annoncé que l'hôpital de Lorquin avait été exemplaire dans son action en faveur du développement de la psychiatrie. Mais il a précisé aussi qu'il fallait évoluer. 

Il a alors annoncé la fermeture de la clinique de Phalsbourg ( 21 lits et 26 employés ) ainsi que le transfert du service de réhabilitation de Lorquin vers l'hôpital de Sarrebourg. L'avenir du personnel de Phalsbourg allait être discuté.

Selon les syndicats, ces annonces vont au delà du projet de la direction de Lorquin. Et les choses vont aller vite. Très vite même puisque l'arrêt à Phalsbourg est prévu pour juillet...2015 ! 

Dans le même temps, les services administratifs de Jury et de Lorquin vont fusionner et là encore la question du nombre de personnel se pose car il faut éviter les doublons selon Claude d'Harcourt.

A 14h, l'assemblée générale du personnel a confirmé que la lutte se poursuivait avec d'ores et déjà une action programmée devant l'ARS début juin. 

 

dharcourtLe Directeur de l'Agence Régionale de Santé, Monsieur D'Harcourt se rend à Lorquin aujourd'hui.

Cette visite inquiète les syndicats qui redoutent dans un premier temps la réduction de l'offre médicale psychiatrique en  Moselle Sud et à terme la fermeture du centre hospitalier de Lorquin. (voir les deux articles sur Grain de sel : Grave crise à Lorquin , Précision d'un pro de la santé)

 

Alors qu'une journée de mobilisation est organisée à Lorquin aujourd'hui, voici le courrier envoyé par le Directeur de l'ARS au élus mosellans : "Je visiterai le 7 mai le centre hospitalier de Lorquin comme je l’ai fait précédemment pour les centres hospitaliers de Sarreguemines et de Jury-lès-Metz. Il s’agit d’une visite prévue de longue date au cours de laquelle, comme je le fais à chacune de mes visites, une rencontre est organisée avec les organisations syndicales. Il n’a jamais été dans mes intentions de préparer la fermeture du CHS de Lorquin, tout comme il n’a jamais été question de supprimer ou de réduire l’offre de soins psychiatriques sur le territoire de la Moselle. L’action de l’ARS en Lorraine vise au contraire à améliorer la qualité de cette offre et la direction commune entre les CHS de Jury et de Lorquin permet de la réorganiser de façon à proposer des soins mieux adaptés aux besoins de la population en termes de structures et de localisation."