levesque

Le professeur de Lettres classiques Christian Levesque, enseignant à Dieuze, au lycée Charles Hermite, depuis plus de trente ans, est très remonté contre la direction de son établissement qui ne veut plus reconduire l'enseignement de cette matière l'année prochaine pour les élèves de Seconde. 

Trop peu d'élèves inscrits selon le proviseur Monsieur Derboulles qui tire un trait sur cet enseignement dans son Lycée. Une catastrophe pour le professeur de Lettres d'autant plus choqué qu'il n'a pas vu venir le coup !

En effet, lors de la journée portes ouvertes du Lycée en avril dernier, il faisait même la promotion du Latin, avec l'aval du chef d'établissement, auprès des élèves et de leurs parents, vantant cette matière suivie par plus de 75 000 lycéens dans l'hexagone.

Mais impossible pour les élèves d'inscrire le Latin lors des voeux pour la rentrée de septembre. Ils ont alors prévenu l'enseignant mardi dernier. Cette suppression inquiète d'autant plus Christian Levesque qu'il y avait des candidats à l'option Latin en Seconde l'an prochain. Venus du collège dieuzois et des collèges voisins, les candidats n'étudieront donc pas la langue de Virgile, Horace ou Cicéron.

Pour Christian Levesque, cette suppression du Latin au Lycée lance un mauvais signal aux collégiens dieuzois qui auront débuté l'apprentissage de cette langue au collège et qui savent qu'ils n'auront plus la possibilité de suivre cet enseignement au Lycée. 

Dépité, Christian Levesque espère que les parents des élèves concernés pourront faire revenir sur sa décision le proviseur. Il a également écrit au maire de Dieuze pour l'informer de cette inquiétante disparition dans le Saulnois.

 

Commentaires   

+1 #14 Didier GAILLOT 09-07-2017 16:07
L'ensemble de l’enseignement des sciences humaines est bel et bien menacé. L'histoire et la géographie sont au premier rang des matières à mettre au rebus. Si cela continue peut-être parlerons-nous bientôt un genre de galimatias entre un anglais de pacotille et le langage texto. Un bon moyen de tuer une idée et un sentiment est de commencer à supprimer le mot qui incarne cette idée ou ce sentiment. Comme l'écrivait George ORWELL : " QUI COMMANDE LE PASSE COMMANDE L'AVENIR, QUI COMMANDE LE PRÉSENT COMMANDE LE PASSE " . Je garde pour ma part un merveilleux souvenir de mes années de latin au lycée Charles Hermite. Cette langue m'a été d'un grand concours pour m'aider à maitriser les mécanismes de quelques langues latines. Cela n'a rien d'élitiste
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0 #13 Perseverare 09-07-2017 10:15
On n'est plus à une absurdité près !

Un lycée comme celui de Dieuze qui a mené tant de lycéens vers l'excellence, se prive désormais du latin...

Quelle discipline comparaîtra demain devant le tribunal de l'inutilité ?

Les émissions inutiles, elles, ne disparaissent pas à la télévision...
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+3 #12 Bah voyons ! 07-07-2017 13:00
Citation en provenance du commentaire précédent de Un ouvrier :
Apprenez d'abord à vos élèves les options : tenir un manche ( balai , pelle , râteau ) et au chantier par tout les temps . Certains sont chercheurs ou ingénieur avec des bacs ++++ mais ont jamais été sur un chantier de leur vie . Théorie et pratique sont deux mots opposés


Quelle mauvaise séparation entre savoirs et savoirs-faire !
On peut très bien avoir un BAC ++++ comme vous dites et savoir faire des chantiers, bricoler, jardiner, etc. Bref, avoir les mains dans la merde.
Et aussi, on peut très bien être ouvrier et lire, écrire de la poésie, apprendre des langues, faire de la musique...
Pourquoi les opposer ?!
Dépassez les barrières qu'un système discriminatoire tenter de vous imposer ou alors vous avez beaucoup trop incorporé toutes ces discriminations au plus profond de vous même !
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+2 #11 Pétition 07-07-2017 12:51
Monsieur Christian Levesque, levez une pétition !
Les pétitions, ça fait trembler les institutions....
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0 #10 Humaniste 07-07-2017 12:50
http://www.liberation.fr/debats/2016/01/06/a-quoi-sert-le-latin-la-reponse-des-humanistes_1424707

Allez lire cet article!

Et Grain de sel : rallonge tes caractères !
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0 #9 Rebelle Marsalais 07-07-2017 12:35
Citation en provenance du commentaire précédent de cricri :
Je partage totalement la pensée de "Ben hur".
Je préciserai simplement qu'à mon sens le latin n'est en baisse que parce que les parents eux-même n'en voient pas l'utilité.
Idem de l'utilité du musée ou de tant d'autre choses.
Gestionnaires des services publiques locaux, nationaux et élus locaux même combat
Population bêtement soumise à des élus ou décideurs bêtement arrivés à leur poste...
Semaine après semaine ce sont ces petits événements qui forcent à admettre que ce bout de France s'enfonce dans le néant culturel, économique, politique et passéiste. Et tout cela avec beaucoup de méthode et de bonne conscience.
Mois après mois l'idée d'aller finir nos jours ailleurs fait son chemin.

Tout a fait vrai, et soi on fait la girouette ou on devient "fachiste a contre cœur" et la!! honte a nos administrés dit on par voie de presse
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-12 #8 Un ouvrier 07-07-2017 12:34
Apprenez d'abord à vos élèves les options : tenir un manche ( balai , pelle , râteau ) et au chantier par tout les temps . Certains sont chercheurs ou ingénieur avec des bacs ++++ mais ont jamais été sur un chantier de leur vie . Théorie et pratique sont deux mots opposés
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+2 #7 Georges B 07-07-2017 12:02
sans le latin, sans le latin
la messe nous emmerde....
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-8 #6 Cogito ergo sum 07-07-2017 09:56
Moui...
C'est sûr que c'est toujours dommage d'abandonner des traditions mais bon, il faut aussi savoir évoluer et vivre avec son temps. On ne forme plus de conducteurs de diligences et le monde ne s'est pas écroulé pour autant.
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+7 #5 cricri 07-07-2017 09:47
Je partage totalement la pensée de "Ben hur".
Je préciserai simplement qu'à mon sens le latin n'est en baisse que parce que les parents eux-même n'en voient pas l'utilité.
Idem de l'utilité du musée ou de tant d'autre choses.
Gestionnaires des services publiques locaux, nationaux et élus locaux même combat
Population bêtement soumise à des élus ou décideurs bêtement arrivés à leur poste...
Semaine après semaine ce sont ces petits événements qui forcent à admettre que ce bout de France s'enfonce dans le néant culturel, économique, politique et passéiste. Et tout cela avec beaucoup de méthode et de bonne conscience.
Mois après mois l'idée d'aller finir nos jours ailleurs fait son chemin.
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