marthilleChaque année c'est la même rengaine  ! A pareille époque, l'Education Nationale annonce les fermetures et ouvertures de classes pour la rentrée suivante. Et à chaque fois on tremble pour nos petites écoles de village aux effectifs réduits. Car les effectifs réduits dans les classes des petits villages ça donne des boutons à notre ministre de l'Education Nationale et à tous ses sbires (recteurs et inspecteurs) qui viennent nous expliquer qu'on peut travailler correctement lorsqu'on compte trente bambins dans la même classe.

Mais ce sont les mêmes spécialistes de pédagogie qui prônent les dédoublement de classe au Cp et Ce1 dans les zones d'éducation prioritaires en expliquant que moins il y a d'enfants mieux ils travaillent. Nos éminents spécialistes seraient-ils schizophrénie ?

En tout  cas dans le Saulnois, on ferme une classe à Marthille, à Dieuze, à Aulnois et à Château-Salins.

On aurait même pu en fermer davantage si quelques maires résistants n'avaient répondu par la négative aux propositions répétées du DASEN (le grand chef en Moselle de l'Education nationale) leur demandant de réfléchir à la disparition pure et simple de leurs regroupements pédagogiques. 

Ainsi, les maires du Regroupement des Bords de Seille (Marsal, Moyenvic, Saint Médard, Blanche-Eglise, Mulcey et Haraucourt) ont refusé de voir leur organisation éclater en envoyant les élèves à Vic, Château-Salins ou Dieuze comme on le leur suggérait dans un courrier explicite où on leur dit en substance :

vos effectifs sont très faibles, il faut rompre l'isolement des enseignants, rapprochez vous des communes voisines pour le bien de la collectivité, on n'a pas assez d'argent, les communes doivent être solidaires, les élèves seront plus en sécurité... bref un argumentaire indéfendable aussi ridicule que mensonger que les maires de ces six villages n'ont heureusement pas écouté. Mais jusqu'à quand ?

Car la pression est chaque année un peu plus forte sur ces élus locaux qui entendent qu'à Dieuze ou à Vic de gros groupes scolaires vont être construits. Les maires de ces centres bourgs souhaiteront on l'imagine remplir ces supers écoles en proposant des frais de scolarité moins élevés que ce qu'ils sont actuellement dans les regroupements pédagogiques 

On espère donc qu'ils seront assez nombreux pour résister à la tentation en considérant comme ils font aujourd'hui dans ces six villages que :

les petits effectifs permettent un bien meilleur apprentissage, si les enseignants sont isolés c'est parce que l'inspecteur a fermé des classes, la solidarité entre les communes doit jouer des gros bourgs vers les petits villages et non l'inverse, l'argent on en trouve, les écoles de ce regroupement viennent par exemple de recevoir une dotation de l'Etat pour un équipement informatique conséquent, la sécurité des élèves est bien mieux assurée dans une petite école que dans un gros groupe scolaire...etc, etc

 

Commentaires   

0 #6 Charles 08-03-2021 08:58
Et les 6èmes prévues à 30 à Charles Hermite ? On en parle ? Ouh ouh ! Les parents, les profs, les élus ? Il y a quelqu'un ?
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+3 #5 amoud 02-03-2021 12:33
vous avez les résultats de ceux que le peuple a placé dans les urnes.
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+3 #4 Parent-imposé 02-03-2021 07:58
Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il y a juste des transferts de budget, c'est toujours les mêmes qui payent et lorsque le Conseil général décidera de supprimer (ne plus financer le bus à midi), les enfants devront manger à la cantine, des repas même pas biaux, ou les parents seront sur les routes( à polluer avec leurs bagnoles). Là où on ferme dans les petits villages pour x raisons, dont l'isolement des instit, (une fausse bonne raison, il est avec une classe de personnalités), on construit des nouvelles écoles pour des regroupements encore plus grands, avec l'argent communal subventionné par nous, alors que les bâtiments existent.
Mais qu'est ce que vous attendez pour créer des écoles dissidentes, ou pratiquer l'instruction en famille, je dis bien l'instruction, pas l'école( qui vous a été imposée pendant le confinement). En IEF, tout est apprentissage, tout est savoir et connaissances, on fait des maths sans en avoir l'air et on comprend que les watt c'est de la physique et que le serrurier a besoin de connaître l'ami cosinus, qu'en cuisine il faut savoir multiplier et que écrire juste permet de comprendre ceux queue vou zavez aicri
On apprend à tailler des arbres, à parler aux chiens, à connaître le relief, à découvrir la chimie, les fleurs, à faire du miel.
Que dit la constitution ? Le droit de savoir est un droit, ce n'est pas marqué que nous devons utiliser l'éducation nationale. Pourtant, il y a des gens bien dans cette EN, mais, on les cache derrière tous les autres, surtout les technocrates du ministère qui défendent leur bifteck, et font la pluie et le beau temps en se cachant eux derrière un ministre,qui veut tout changer et qui ne change que ce qu'ils veulent bien changer.
L'école obligatoire de 3 à 16 ans, non mais défois, c'est quoi ça. En Suisse, on y va à 5 ans, et 80 % des lycéens vont en apprentissage, il n'y a que 20 % des jeunes qui sont étudiants. Peut-être une idée à reprendre, au lien de traîner sur le bancs des LEP, et des facs sans issue.
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+9 #3 oncle picsou 23-02-2021 23:01
tous les maires n'ont pas les mêmes scrupules !! on a vu Guéblange quitter sans vergogne le regroupement auquel il appartenait pour répondre aux sirènes dieuzoises... comment il dit l'inspecteur de je ne sais pas quoi ? la solidarité ah ah ah !!!
et je crois même que c'est cette commune qui est sortie du parc naturel régional de Lorraine...ah la solidarité !!!!
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+11 #2 blanquer et davina 23-02-2021 22:36
ne lâchez rien les amis de marthille. les pédagos à deux balles qui ferment les classes n'ont jamais géré vingt cinq enfants dont quatre turbulents, deux hyper actif, trois dyslexiques, un rêveur, six fatigués....
Ils n'ont jamais surveillé une cour de deux cents élèves et jamais séparé des parents qui s'étripent sur le trottoir devant l'école. Ils ont des calculatrices à la place du cerveau et ne parlent de l'école qu'en terme de coût !
Ces zozos n'ont jamais non plus demandé leur avis aux enseignants concernés c'est étonnant non ?
Bref ce qu'ils craignent ce ne sont pas les syndicats qui sont leurs interlocuteurs mais également des partenaires, ce qu'ils redoutent c'est vous les parents d'élèves, les maires. Si vous médiatisez la chose...ils flippent...appelez la télé, la radio, ameutez les réseaux sociaux, dites votre inquiétude mais faites du bruit !!!
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+14 #1 Marthille 23-02-2021 21:34
Merci l'équipe de Grain de sel pour cet article objectif. C'est tout à fait juste. Les petites écoles du Saulnois n'ont surtout pas besoin de cela!!! surtout en ce moment... les petites écoles sont des vecteurs de liens sociaux en milieu rural... Elus du SIVOM, parents d'élèves, habitants, le foyer rural de Marthille et l' associations des crapauds de Neufchère se mobilisent pour refuser cette décision destructive de nos villages...
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