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C'est un collégien mosellan de 14 ans qui a organisé la manifestation pour la biodiversité qui a rassemblé, malgré la pluie, près de deux mille personnes samedi 9 mars à Metz.

La marche proposée par Victor a été relayée par quatre-vingts associations dont trois (Avoine, l'Inventerre du Pré vert et la Maison du Clément) venues tout exprès du Saulnois pour faire entendre des revendications reprises par les citoyens de plus en plus inquiets pour l'avenir de notre planète. 

Des haies qui dégringolent, des pesticides qui s'enfoncent toujours  dans nos sols, des terres grignotées par les ZAC et l'urbanisation, la disparition des oiseaux, des insectes...tous ces éléments sont visibles dans notre région et les représentants des associations locales ont porté haut les angoisses de leurs membres. 

 

Commentaires   

+4 #9 Marie-Noël 15-03-2019 19:56
En 2010, dans notre périscolaire, nous organisions la projection du film "nos enfants nous accuserons". Mais peu d'enfants présents et peu de parents.
C'était en 2010.
Contre les forages de gaz de couche, une petite fille nous accompagne .
Monsieur le président Julien,
Hier soir, à la réunion, à Lachambre, je vous attendais mais vous n'êtes pas venu.
Je suis une petite fille un peu gauloise, un peu rêveuse, un peu poète, et mes yeux regardent autour de moi, tout le temps. Les adultes m'écoutent et savent que très souvent, « la vérité sort de la bouche des enfants ».
Vous voulez chercher du gaz dans mon village.
Vous voulez creuser des trous dans les champs.
Vous voulez installer des derricks, transporter de la terre, transporter de l'eau.
Monsieur le président Julien, je vous attendais, mais vous n'êtes pas venu.
Je voulais vous poser une question très importante pour moi.
Je suis parti à 21h30, j'étais un peu fatiguée de vous attendre.
Comme vous n'êtes pas venu, j'ai demandé à une amie de vous la poser, dans le journal.
Voilà.
Que vont devenir les petits animaux qui habitent sur le champ où vous voulez faire des trous ? Où vont-ils aller habiter si vous cassez leurs maisons ?
Suzanne
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+4 #8 Didier GAILLOT 14-03-2019 16:55
« Vous dites que vous aimez vos enfants, mais vous volez leur futur. » Le message est rude pour les anciennes générations. Mais il porte, alors que le mode de croissance industriel réchauffe inexorablement la planète. Ce type de slogans va fleurir partout en Europe ce 15 mars, sur des banderoles et pancartes brandies par des étudiants, des lycéens, des collégiens et même par des enfants encore à l’école élémentaire -.

ALLEZ-Y LES JEUNES. PUISSIEZ-VOUS SAUVER L'HONNEUR ET MERCI
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+5 #7 Didier GAILLOT 12-03-2019 20:13
Là où le sol s'est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s'éteignent, les esprits s'appauvrissent la routine et la servilité s'emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort.
Élisée RECLUS
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+2 #6 Vauban 12-03-2019 18:59
allez vous renseignez sur un beau document sorti par J-Christophe Brisard auteur documentaliste: sur la qualité de l'air l'état nous prends bien pour des Cons et des vaches a lait, mais bon on gueule en permanence et la société écoute ces clowns qui nous gavent avec leurs débats..
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+6 #5 Du conla joie 11-03-2019 20:44
D'accord avec tout les blabla (excuse le terme)je viens de voir sur tf1 un reportage sur les décharges sauvages et une fois de plus la France a la traine dans les sanctions. Je vois dans ce saulnois les mêmes: mais silence, j'ai peur de Intel ou ami, et pour certaines "peu "village fleuri. sans parlez des sillons rabotez dans le chemin et les haies coupées au lance flamme, et je ne parle pas de la Seille . Saulnois poubelle, OT = haute toi de la
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+6 #4 Didier GAILLOT 11-03-2019 18:59
Si vous ne l'avez pas fait regardez le débat consacré à la transition écologique. Vous verrez la réponse du Président de la République à la question du jeune qui l’interpelle sur l'urgence de la situation. Elle se passe de tout commentaire. .
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+10 #3 Dieuzois 11-03-2019 18:41
Est ce que les cretins qui continue à detruire des terres agricoles uniquement pour leur petite gloire passagère vont comprendre la gravité de la situation. Je ne le crois pas, pour preuve on continue a tout saccager et les agriculteurs s'y mettent aussi a détruire les haies pour gagner un peu plus de terre afin de balancer leur engrais avec leur pesticides. J'ai mal pour notre planete qui n'y survivra sûrement pas si les mêmes cretins ne reviennent pas en arrière.
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+13 #2 Marie-Noël 11-03-2019 07:28
P;S. Pensez à ramener vos pesticides, granulés à limaces et autres poisons à la déchetterie, ils sont interdits d'utilisation depuis le premier janvier 2019
Vos élus vous en ont-ils informés ?
"Depuis le 1er janvier 2019, acheter, utiliser ou stocker des pesticides chimiques pour jardiner ou désherber est interdit. Vous pouvez déposer gratuitement vos flacons de pesticides dans l’une des déchèteries du territoire (flacons étanches uniquement) si possible dans leur emballage d’origine. J'ai trouvé ceci sur internet, la liste des produits interdits est à télécharger.
Pour information http://www.cc-paysdepontchateau.fr/linterdiction-des-pesticides-pour-les-jardiniers-particuliers-ca-change-quoi/
Mais pensez aussi à tous les pesticides de maison, détergents, et autres désinfectants chimiques tout aussi nocifs, de même que les produits cosmétiques
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+13 #1 Marie-Noël 11-03-2019 07:16
Bravo à nos dignes et courageux représentants de Avoine, l'inventerre du pré vert et la Maison de Clément. Bravo à Victor que je ne connais pas et à qui je souhaite de réussir à secouer son collège, ses enseignants pour que la biodiversité, l'urgence écologique sur laquelle on nous alerte vraiment depuis plus de 50 ans, soient enseignées dans toutes les matières, que l'on apprenne à nos enfants à réfléchir, à se poser des questions. La société ne le leur permet pas, les formatant dans des moules préfabriqués," Printemps silencieux" de Rachel Carson a été publié en avril 1964. Le géographe Elisée Reclus et l'écrivain Henry David Thoreau nous alertaient déjà au XIXè siècle. En parle-t-on en classe ? Lors de mes déplacements en voiture (n'ayant que ce moyen-là) je suis horrifiée et "indignée" par ce que je vois. En ce moment, alors que les oiseaux font des repérages pour construire leurs nids, écoutez les mésanges mâles chanter, on leur saccage les haies avec des épareuses, des gyro-broyeurs, et autres engins. Les martinets n'ont plus de maisons où faire leur nid.
L'aseptisation à outrance, le fameux "Ca fait plus propre" est un vecteur de mort. Le "propre" des humains doit-il rendre notre monde stérile, et compromettre la Vie de nos enfants.Le vent terrible qui souffle depuis quelques jours n'est filtré par aucune haie brise-vent. Le technocratisme qui porte la voix de l'industrialisation de l'agriculture a tué le bon-sens paysan. En 1959, le rapport Rueff-Armand a signé la mort de la paysannerie et ouvert la porte aux monsanto-bayer et autres industries mortifères issues de la guerre.
Quand cessera cette Folie généralisée. Nous les humains sommes là parce que toutes les autres espèces existent. Géronimo, dont la nation a été "génocidée" par les conquérants, n'a-t-il pas dit "Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors, on saura que l'argent ne se mange pas.
Dé-consommons, retrouvons les gestes mesurés, découvrons notre Nature proche, refaisons connaissance avec nos voisins, construisons notre avenir ensemble.
Nous avons les élus que nous méritons, paraît-il, mais si je n'ai pas voté pour eux, qui l'a fait ? 83 hectares bientôt détruit à Faulquemont, 100 hectares à Fareberswiller, des zones et des zones inutiles, partout, des terres, des haies, des vergers détruits pour qui, pour quoi ? Pour notre Fin à tous.
(K)assandre n'existe plus, elle est inaudible. J'assume l'héritage de mes parents, qui luttaient déjà en 1977, contre la construction de la centrale nucléaire de Fessenheim et m'ont enseigné l'amour de la Nature, et que notre place à nous les humains doit rester humble car sans animaux, sans plantes, sans insectes, à côté de chez nous, dans notre jardin, nous ne sommes plus rien, nous disparaissons. La science ne saurait nous sauver.
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